Lyon-Saint-Etienne: le financement de l’A45 est bouclé

Le 07 juillet 2016 par Marine Jobert
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Le tracé de l'A45, au sud de l'actuelle autoroute.
Le tracé de l'A45, au sud de l'actuelle autoroute.
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La région Auvergne-Rhône-Alpes a voté le 7 juillet les 141 millions d’euros qui manquaient pour boucler le budget de cette autoroute de 45 km entre Lyon et Saint-Etienne. Un projet assumé à 30% par le concessionnaire et à 70% par de l’argent public et qui doublera une autoroute déjà en service. 

On la pensait oubliée dans un carton du ministère des transports… Prise en 2008, la déclaration d’utilité publique de l’A45 -45 km de 2x2 voies entre Lyon et Saint-Etienne- prenait la poussière. Mais ce projet à 1,2 milliard d’euros est récemment passé du point mort à la 3ème, avec la désignation du concessionnaire en avril 2016 –Vinci- et le vote par les collectivités territoriales dites «consentantes» des budgets nécessaires à sa réalisation. Car Vinci ne règlera que 30% de la facture. Ce sont l’Etat (50%) d’un côté et le département de la Loire, Saint-Etienne Métropole et la région Auvergne-Rhône-Alpes de l’autre, qui règleront les 845 millions d’euros restants. Dernier épisode en date: le vote, ce 7 juillet, par les élus de la région Auvergne-Rhône-Alpes, d’une enveloppe de 141 millions d’euros.

Une rénovation moins coûteuse

Un vote opéré sous l’œil et les huées des détracteurs de cette autoroute, dont le tracé suit de façon quasi parallèle… une autre autoroute (l’A47), qui relie également Lyon à Saint-Etienne via la vallée du Gier, un peu plus au sud. Sinueuse, souvent saturée et réputée dangereuse, sa requalification coûterait entre 227 millions (selon des études des collectivités territoriales) et 1 milliard d’euros (selon une étude récente de l’association l’Alcaly, qui rassemble 110 communes opposées au projet). Les opposants se sont donnés rendez-vous devant le conseil régional, pour rappeler notamment qu’une des solutions au désenclavement de la cité stéphanoise passe par une amélioration de l’offre en Trains Express Régionaux (TER), aujourd’hui au bord de la saturation.

500 hectares de terres agricoles

Une des prochaines étapes de ce dossier qui mobilise jusqu’au monde paysan, puisque 500 hectares de terres agricoles pourraient finir englouties sous le bitume, devrait se jouer devant le tribunal administratif de Lyon. L’association de sauvegarde des coteaux du lyonnais a déposé, le 24 juin dernier, un recours contre une délibération précédente du conseil régional. Elle reproche notamment aux départements et à la région de s’être affranchis de la récente loi Notre, qui leur a fait perdre leur compétence générale. «Le projet, pour que les collectivités aient intérêt à y consacrer de l’argent public, doit être intégré à un schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité du territoire (SRADDET), dont l’élaboration prend au moins 3 ans, note Maurice Fisch, le président l’association. En outre, cette contribution est considérée comme un investissement, or la région n’est ni le maître d’ouvrage, ni le gestionnaire de l’ouvrage.» Les porteurs du projet tablent sur une mise en service de l’autoroute en 2022. A suivre.

 



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