Lubrizol: les premiers travaux démarreront la semaine prochaine

Le 08 octobre 2019
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
ajouter à mes dossiersRéagir à cet article
Plus de 9.000 tonnes de produits chimiques auraient finalement été détruits.
Plus de 9.000 tonnes de produits chimiques auraient finalement été détruits.
Sécurité Civile

L’enquête judiciaire débute, alors que se préparent les premiers travaux d’assainissement du site sinistré.

 

Les opérations d’enlèvement des 160 fûts endommagés du site de Lubrizol à Rouen pourraient débuter la semaine prochaine après l'installation d'un équipement de manutention, ont annoncé, mardi 8 octobre, les autorités.

«Les travaux préparatoires à l'installation de l'équipement provisoire de confinement se poursuivent. Il doit être installé à partir du 17. Les travaux pourront ensuite commencer», a expliqué le préfet Pierre-André Durand lors de la conférence de presse sur les suites de l'incendie du 26 septembre de l'usine chimique.

mercaptan et hydrogène sulfuré

Après l'incendie, un millier de fûts toujours présents sur le site étaient endommagés, dont 160 de façon importante. Ces derniers contiennent un agent chimique qui, «lorsqu'il est chauffé de manière excessive», est susceptible «de se décomposer et émettre du mercaptan ou de l'hydrogène sulfuré», précise Patrick Bergx.

Interrogé sur la durée de l'opération pour évacuer ces 160 fûts, le directeur de la DREAL de Normandie a répondu que le processus serait «long» car il devra se réaliser «fût par fût».

A proximité, policiers et gendarmes ont commencé leur travail. Une quinzaine d’enquêteurs de la gendarmerie ont effectué les premières constatations d’usage. Des policiers du SRPJ de Rouen ont réalisé une quarantaine d’auditions et saisi de nombreuses vidéos de surveillance, indique Paris Normandie.

9.050 tonnes

L’enquête pourrait s’étendre à l’extérieur du site de l’usine sinistrée, donnant du crédit à la thèse défendue par Lubrizol selon laquelle l’incendie aurait pris naissance à l’extérieur de son site. Selon la préfecture de Normandie ce ne sont finalement pas 5.253 tonnes de produits chimiques qui ont été détruits dans l’incendie du 26 septembre, mais près du double, 9.050 tonnes.

Les 3.797 tonnes supplémentaires étaient stockés dans les hangars de l’entreprise mitoyenne: Normandie Logistique. Selon les premières constatations des autorités, une bonne partie des produits entreposés appartenaient à Lubrizol.

Pour autant, la liste exhaustive des produits détruits par le sinistre et leurs dérivés post combustion reste à établir. Cela s’annonce d’ailleurs difficile. Dans un communiqué, publié en fin de semaine passée, la préfecture de Normandie indiquait que «Normandie Logistique n'avait pas été en mesure de produire l'inventaire des produits ayant effectivement brûlé dans l'incendie.» Faute de pouvoir se rendre sur leur site, les responsables de l’entreprise s’estiment incapables de déterminer les produits ayant été détruits.



Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus