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Lubrizol faiblement condamnée pour ses émissions de mercaptan

Le 03 avril 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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L'usine rouannaise a été condamnée à une faible peine d'amende.
L'usine rouannaise a été condamnée à une faible peine d'amende.
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Lubrizol France a été condamnée, jeudi 3 avril, à une amende de 4.000 euros pour les fortes odeurs de gaz émanant de son usine de Rouen, qui avaient été ressenties jusqu'à Paris et le sud de l'Angleterre en janvier 2013. Selon le jugement prononcé par le tribunal de police de Rouen, la filiale française de Lubrizol Corporation a été reconnue «entièrement responsable du préjudice causé», en vertu d'arrêtés préfectoraux relatifs aux nuisances envers le voisinage, indique l’AFP.

Le parquet avait requis une amende de 7500 €

A la suite de cette affaire qui avait démarré le 21 janvier 2013, une enquête avait été diligentée par le parquet; dans un premier temps pour mise en danger de la vie d'autrui, ce qui relevait du tribunal correctionnel. Puis, considérant qu'il n'y avait eu que des infractions, le parquet avait renvoyé l'affaire devant le tribunal de police. Le 13 mars dernier, le parquet avait requis une amende de 7.500 €. L'association France Nature Environnement (FNE), qui s'était constituée partie civile, a obtenu 1 € symbolique et le remboursement de ses frais de justice.

Peu de risques, mais des inquiètudes

Les émanations ressenties, ressemblant à une odeur de chou ou d'œuf pourri, étaient du mercaptan, un composé inoffensif à faible dose utilisé comme marqueur du gaz de ville. Au lieu d'activer une pompe, un employé de Lubrizol avait actionné un agitateur dans un bac servant à la fabrication d'un additif pour huiles de moteurs. La cuve était montée en température pendant le week-end, jusqu'à 110 degrés, accélérant la décomposition du produit. Et ce n'est que le lundi 21 janvier au matin qu'un employé, se rendant compte des fortes odeurs, avait donné l'alerte.

Même si les risques pour la santé des populations étaient assez faibles, ces émanations avaient suscité de vives inquiétudes, abondamment relayées par les réseaux sociaux. Certaines personnes avaient été prises de nausées, de vomissements ou de troubles oculaires. Au procès, le parquet avait pointé une série d'insuffisances dans la maîtrise des risques. Des insuffisances auxquelles il a été remédié, a assuré la société.

 



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