Lubrizol: des "olfacteurs" de plus en plus demandés

Le 14 février 2005 par Claire Avignon
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Lubrizol Press Room
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Depuis douze ans, le spécialiste des additifs de lubrifiants Lubrizol réduit la pollution olfactive de son site rouennais. Pour vérifier l’efficacité de ses actions, l’industriel a même formé 6 "olfacteurs" et un comité des riverains. Retour d’expérience.

Au début des années 1990, les riverains du site Lubrizol de Rouen l'avaient dans le nez. «Nous avions connu deux incidents de pollution olfactive assez graves en 1975 et en 1989, explique Thierry Quenouille, directeur de l'usine de lubrifiants. Deux incidents imputables à une situation de process dégradé. Dès lors, à chaque fois qu'une gêne olfactive envahissait l'agglomération, nous étions montrés du doigt.» En septembre 1993, la direction décide d'agir en missionnant la société IAP international-Sentic. Pour un coût total de 450.000 francs (68.000 euros), l'entreprise spécialisée dans la lutte contre les odeurs recense les émissions odorantes du site et forme un collège de neuf experts capables d'associer une source à une odeur. «Ensuite, dans le cadre des investissements réguliers pour améliorer l'installation, nous avons réussi à optimiser nos procédés pour que les odeurs recensées disparaissent», explique Thierry Quenouille.

Actuellement, Lubrizol emploie six olfacteurs. Ce sont des techniciens, des infirmières, des responsables qui ont suivi 6 mois de formation, soit 72 heures de cours. Ils deviennent opérants lorsqu'ils reconnaissent au moins 75% des 50 odeurs de référence. Ensuite, ils s'exercent en groupe une fois par mois afin d'assurer un maintien des acquis.«Leur mission est d'identifier des odeurs suite à des demandes internes», indique Isabelle Striga, responsable hygiène, sécurité et environnement (HSE) pour Lubrizol. Au total, depuis 1995, les olfacteurs sont intervenus pour 164 plaintes internes, 37 externes et une collective en 2001 faite par les riverains. En 2004, par exemple, 16 enquêtes ont conclu à un profil olfactif normal, 6 à un profil olfactif anormal dont un n'était pas dû à Lubrizol. «Nous devons en outre faire face à des sollicitations extérieures de plus en plus fréquentes car notre expertise est désormais reconnue», continue Isabelle Striga. Le site de Rouen de Lubrizol a aidé 30 fois ses clients, 3 fois les pouvoirs publics et 12 fois le site du Havre de l'entreprise.

Parallèlement à cette lutte contre la pollution olfactive, Lubrizol a voulu créer un comité de riverains pour les informer sur le fonctionnement du site. «Nous avons engagé un consultant qui a rencontré les riverains pour leur parler de notre projet», raconte Thierry Quenouille. Des rencontres, qui rassemblent au maximum une quinzaine de riverains, ont lieu deux fois par an. «Maintenant qu'il y a beaucoup moins de problème d'odeurs, les riverains ne sont plus inquiets, poursuit le directeur du site. Mais nous voulons aussi les informer sur d'autres problèmes comme nos projets, la gestion des déchets ou la légionellose.»




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