Loup: un tir de prélèvement autorisé dans les Alpes de Haute-Provence

Le 30 août 2012 par Stéphanie Senet
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Un tir de prélèvement va succéder aux tirs de défense
Un tir de prélèvement va succéder aux tirs de défense

Après le Var et les Hautes-Alpes le 27 août (voir JDLE), les Alpes de Haute-Provence viennent d’autoriser un tir de prélèvement d’un loup (Canis lupus).

La préfecture a annoncé le 29 août avoir pris un arrêté dans ce sens, afin d’assurer la protection des troupeaux du massif des Monges, où les attaques seraient plus nombreuses. Selon un communiqué, 157 victimes ont été déclarées en 2012 contre 120 à la même date en 2011.

Les statistiques départementales, elles, ont plutôt tendance à baisser. 88 attaques pour 372 victimes ont été relevées entre le 1er janvier et le 21 août 2012 alors qu’elles s’élevaient à 90 attaques faisant 458 victimes à la même période en 2011.

Le tir de prélèvement d’un loup, une espèce protégée par la convention de Berne de 1979 et la directive Habitats de 1992, se déroulera sur les communes de Barles, Auzet, Bayons et Authon entre le 29 août et le 29 septembre 2012. L’opération sera effectuée par les lieutenants de louveterie et 45 chasseurs, sous la surveillance du service départemental de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Avant elle, 54 tirs de défense ont déjà été autorisés dans le département, dont 15 entre le 15 mai et le 20 août dans le massif des Monges.

Selon la directive européenne de 1992, les arrêtés ministériels autorisant, dans les Etats membres, des prélèvements de loup, doivent répondre à trois critères. Ces opérations ne doivent pas nuire au maintien dans un état de conservation favorable des populations de l’espèce Canis lupus dans leur aire de répartition naturelle. Elles doivent prévenir des dommages importants aux élevages. Enfin, elles ne sont mises en œuvre qu’en dernier recours, c’est-à-dire en l’absence de solution alternative satisfaisante.

Si les éleveurs sont satisfaits de cette mesure, l’association de protection du loup Ferus dénonce pour sa part l’aberration des tirs de prélèvement «qui consistent à tuer un loup avec des armes à longue portée, même loin des troupeaux, au contraire des tirs de défense qui permettent de tuer un loup lorsqu’il attaque un troupeau».

Alors que l’actuel plan national sur le loup se termine fin 2012, la ministre de l’écologie Delphine Batho a annoncé le 26 juillet qu’une concertation sur le futur plan serait lancée très prochainement (voir JDLE).

 



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