Loup/Ours: dialogue au point mort

Le 18 mai 2016 par Marine Jobert
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L'ours Pyros atteint la relève.
L'ours Pyros atteint la relève.
©ONCFS / Equipe Ours

Ca grogne dans la tanière des associations de défense de l’environnement. Dans les deux dossiers emblématiques du ‘sauvage’ en France, le loup et l’ours, le dialogue avec l’Etat et les autres parties prenantes est au point mort. Pire, il régresse totalement depuis trois ans, estiment plusieurs associations. Selon nos informations, le tir de 27 loups pourrait être autorisé pour la période 2016-2017.

Le 12 mai, c’est une réunion du Comité de massif des Pyrénées qui tourne court. Cette instance a été chargée par le ministère de l’environnement de l’élaboration du volet Ours brun dans le cadre de la stratégie pyrénéenne de valorisation de la biodiversité depuis 2010. «Après 6 ans d’attente et de tergiversation, de report en report sous des prétextes divers et variés, l’espoir était grand de disposer enfin d’une stratégie pour sauver l’ours des Pyrénées», rappelle CAP Ours, qui fédère une vingtaine d’associations. Or le volet Ours est reporté au 1er juillet, «au motif que certains élus n’ont pas eu le temps de s’approprier le dossier (…) alors même qu’il y a eu une réunion d’information spécifique le 12 avril 2016 à destination des nouveaux élus».

Manque de testostérone

Mais l’heure tourne pour les deux seuls mâles encore actifs à l’ouest du massif (en Béarn et Hautes-Pyrénées) et leurs congénères des Pyrénées centrales. Si les nouvelles sont bonnes dans cette zone, selon le rapport annuel réalisé par l’équipe Ours de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), il est temps d’y ajouter du sang neuf. Un nouveau lâcher est imminent côté catalan, pour remplacer l’ours Pyros dans son rôle de mâle dominant et de géniteur quasi exclusif.

Chaise vide

Le 17 mai, ce sont les membres associatifs du groupe national Loup qui ont, comme depuis 2014, boycotté la réunion. «Notre expérience témoigne de l’inutilité de notre participation à ces réunions dans le contexte présent, sinon à cautionner des décisions prises dans d'autres lieux, sans concertation et dans un sens défavorable à une coexistence pérenne avec l'espèce», écrivent France Nature Environnement (FNE), Humanité & Biodiversité et WWF France.

27 loups pour 2016-2015

«Il n’y avait plus eu une réunion depuis l’année dernière», rappelle Jean-David Abel, de FNE, sans pour autant que cela freine les décisions gouvernementales. Comme celle de proposer le tir de 6 loups supplémentaires pour compléter le quota de 36 loups chassables pour 2015-2016. Un arrêté avait même été mis en consultation, au mépris de l’avis négatif du Conseil national de la protection de la nature. Finalement, deux loups devraient être accordés pour ces ‘tirs de défense’, en attendant le nouvel arrêté pour 2016-2017, qui devrait intervenir mi-juin. Selon nos informations, il devrait être en retrait par rapport au précédent, puisque 27 loups devraient être autorisés en tir de défense, contre 36.



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