Los Angeles branche ses toits au soleil pour produire de l’énergie

Le 28 juin 2013 par Marine Jobert
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Le toit de l'immeuble de Los Angeles d'où a été lancé le nouveau dispositif.
Le toit de l'immeuble de Los Angeles d'où a été lancé le nouveau dispositif.
DR

Tout sourire, le maire de Los Angeles a connecté cette semaine au réseau électrique de sa ville des panneaux solaires installés sur le toit de particuliers. Des petites centrales solaires pourraient rapidement fleurir au sommet des immeubles, car les propriétaires peuvent désormais vendre l’énergie produite à la ville pour un prix assez compétitif: 17 cents par kilowattheure, qui va progressivement baisser à 14 cts. Un tarif de rachat un peu plus élevé que celui pratiqué aux Etats-Unis  et que ses promoteurs justifient par leur désir de voir l’opération réussir. «Nous commençons un programme pionnier. Nous ne voulions pas annoncer un prix, faire la fête et que personne ne vienne», a expliqué Ron Nichols, l’un des promoteurs du projet à la municipalité de Los Angeles.

 

Avec 300 jours d’ensoleillement par an en moyenne, Los Angeles ambitionne de produire 150 mégawatts crête d’énergie solaire. De quoi espérer atteindre l’objectif d’un tiers d’énergies renouvelables d’ici 2020. Cette production va satisfaire les besoins d’environ 43.000 familles et réduire de 147 tonnes les émissions de CO2[1]. 4.500 emplois dans la construction, l’installation et la gestion pourraient être créés. Et 500 millions de dollars (383 M€) d’investissements privés générés. «Si l’engagement politique est là, vous allez voir beaucoup d’entreprises s’installer et s’engager. Cela va faire baisser le coût du solaire à long terme», estime Christian Wentzel, le directeur d’une entreprise d’installation de panneaux solaires très impliqué dans le projet. «Et cela ne peut être que bénéfique pour les habitants de LA.»

 

«Le gros avantage de ces installations solaires locales, c’est qu’elles produisent une énergie propre, soutenable sur place, ce qui évite le coût de construction d’un nouveau système d’acheminement ou l’encombrement des capacités des lignes déjà existantes», explique Ron Nichols. «Cela évite aussi les pertes d’énergie en ligne qui surviennent quand on transporte l’énergie sur de longues distances.»

 

 



[1] Soit l’équivalent des émissions de 28.300 voitures (américaines)

 



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