Londres tisse ses liens outre-mer

Le 12 avril 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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600 millions d'euros pour un câble de 260 km de long.
600 millions d'euros pour un câble de 260 km de long.
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Le Royaume-Uni n’entend pas seulement accroître ses capacités de production pour renforcer sa sécurité d’approvisionnement en électricité. L’île veut aussi développer les interconnexions électriques avec ses voisins, plus ou moins lointains.

Aujourd’hui, seules trois lignes à haute tension sous-marines relient Albion à la France, à l’Irlande du nord et aux Pays-Bas. Mais les projets de liens de cuivre sont nombreux: trois avec la France, un avec l’Espagne, un avec la Belgique, un second avec l’Irlande (du sud, cette fois) deux avec la Norvège.

Le projet le plus étonnant étant, sans doute, la connexion avec l’Islande, dont les centrales géothermiques, distantes de plus d’un millier de kilomètres, pourraient alimenter les clients britanniques en électrons «verts».

Cette multiplication annoncée des interconnexions n’est pas forcément synonyme d’accroissement de la dépendance énergétique.

Les électriciens norvégiens espèrent ainsi utiliser l’électricité produite en heure creuse par les futurs champs d’éoliennes offshore britanniques pour alimenter leurs stations de pompage-turbinage, qui produisent un électron très compétitifs.

Reste qu’il faudra financer ces investissements, dont le coût s’annonce, d’ores et déjà, lourd. Entrée en service, il y a tout juste un an, la liaison avec les Pays-Bas a coûté 500 millions de livres (600 millions d’euros pour un câble de 1.000 MW, long de 260 km). Ce sera beaucoup plus cher avec la Norvège ou l’Islande.



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