Londres teste plusieurs options pour financer ses futurs réacteurs

Le 27 juin 2018 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Trois modèles sont proposés pour financer les futures réacteurs britanniques.
Trois modèles sont proposés pour financer les futures réacteurs britanniques.
EDF Energy

 

Investissements privés, semi-publics ou régulés, toutes les options sont sur la table pour financer le nucléaire britannique.

 

La décarbonation du secteur électrique britannique passera par les énergies renouvelables et le nucléaire. Jusqu’à présent, les investisseurs n’ont pas hésité à financer les importants programmes éoliens terrestres et marins du Royaume-Uni. Avec une certaine réussite. Avec 19 gigawatts (GW) de capacités installées, le parc éolien britannique est le troisième de l’Union européenne.

argent chinois

Industrie bien plus capitalistique que l’éolien, le nucléaire peine à mobiliser les foules financières. EDF EN n’a ainsi pu financer la construction des deux réacteurs EPR de la centrale de Hinkley Point C qu’avec l’argent de son partenaire chinois, China General Nuclear Power Corporation (CGN). Un partenaire qui ne le restera pas très longtemps. CGN entend bien proposer, à terme, son propre réacteur aux autorités britanniques.

Le modèle Hinkley Point C n’est pas universel. Début juin, le ministre de l’économie Greg Clarck a confirmé qu’une nouvelle option était sur la table: une prise de participation publique dans le projet de construction de deux réacteurs à eau bouillante Hitachi à Wylfa (Pays de Galles). «Pour ce projet, le gouvernement considère un investissement direct, au côté d’Hitachi et des agences japonaises», a-t-il déclaré devant des parlementaires.

EDF prendrait bien du RAB

Un autre système pourrait obtenir les faveurs du gouvernement de Theresa May. Selon le Financial Times, EDF Energy pourrait recourir au système du ‘regulated asset base (RAB)’ pour financer sa prochaine centrale nucléaire de Sizewell.

Très utilisé outre-Manche pour financer les grandes infrastructures, ce système prévoit qu’un régulateur fixe les tarifs d’utilisation (ou de vente de l’électricité) d’une infrastructure, une fois le montant de l’actif évalué. Dans le cas présent, une autorité fixerait le coût de la prochaine centrale d’EDF, la durée de l’amortissement et, en conséquence, le prix de vente du mégawattheure (MWh). De quoi sécuriser l’investissement.

Le quotidien des affaires de la City affirme que la filiale britannique de l’énergéticien français est en pourparlers avec une douzaine d’investisseurs potentiels.

 



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