Londres relance son programme de stockage de CO2

Le 09 décembre 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Ces dernières années, le Royaume-Uni a été l’un des plus gros producteurs européens de… projets de captage-stockage géologique (CSC) de CO2. Entre l’ambitieux Peterhead, en Ecosse, le Captain Energy (toujours en Ecosse), Ferrybridge ou le Don Valley Project, les industriels britanniques et européens ont buché sur 10 projets d’installations de taille industrielle captant et envoyant à des milliers de pieds sous terre le CO2.

 

Hélas, la lenteur de l’administration britannique, couplée à l’inconsistance de ses moyens, ont eu raison de la plupart d’entre eux. Sauf le projet porté par Drax Power. L’exploitant de la plus grosse centrale au charbon du Royaume a engagé depuis plusieurs années une stratégie visant à réduire de moitié son bilan carbone, lequel dépasse fréquemment les 22 millions de tonnes par an.

 

Sur son site de Selby, l’électricien indépendant va modifier trois des six chaudières de 660 mégawatts pour brûler, à terme, 7,5 Mt de granulés de bois, en co-incinération avec de la poussière de charbon. Cet investissement de plus de 700 millions de livres (836 M€) commence à produire des effets. Ce lundi 9 décembre, le ministre de l’énergie et du climat a inauguré la première des trois nouvelles installations.

 

Edward Davey en a profité pour annoncer que son ministère allait soutenir un nouveau projet de CSC. Porté par Drax Power et Alstom, White Rose suppose la construction d’une centrale thermique à oxycombustion de 426 MWe, équipée d’un système de captage de CO2 dimensionné pour collecter 2 Mt CO2/an. Le dioxyde de carbone serait injecté dans un carboduc qui recueillerait aussi le gaz carbonique produit par d’autres installations situées à proximité. Des dizaines de millions de tonnes de CO2 seraient ainsi injectées dans un aquifère salin, situé dans le sous-sol de la mer du Nord.

 

Mais nous n’en sommes pas encore là. Le soutien public au projet ne concerne que les études d’avant-projet détaillé. A charge pour le consortium Drax-Alstom-BOC de trouver les 2 milliards de livres (2,4 Md€) pour bâtir la centrale à CSC et sa quote-part du «carboduc». Une partie de ce financement pourrait provenir de subventions européennes, notamment du programme NER 300.



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