Londres relance son programme de séquestration du carbone

Le 03 avril 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Statoil stocke 1Mt CO2 par an sous sa plateforme de Sleipner.
Statoil stocke 1Mt CO2 par an sous sa plateforme de Sleipner.
Statoil

Pour la seconde fois en 5 ans, le gouvernement britannique relance un programme de développement de captage et de stockage géologique du gaz carbonique (CCS). Dans un communiqué mis en ligne ce mardi 3 avril, le ministère de l’énergie et du changement climatique (Decc) dit vouloir consacrer 1 milliard de livres (1,2 milliard d'euros) au développement de la CCS. Cette ligne de crédit servira à aider des industriels à financer des opérations expérimentales, mais aussi à mettre sur pied deux centres de recherche.

Dans l’esprit de ses promoteurs, cette palette de technologies doit permettre aux grandes centrales thermiques à flamme et aux installations industrielles fortement émettrices de CO2 (cimenteries, verreries) d’abattre leurs rejets carbonés, sans renoncer aux combustibles fossiles.

La première installation de taille industrielle est la plate-forme pétrolière de Sleipner. Exploitée par Statoil, elle réinjecte, depuis une quinzaine d’années, un million de tonnes de CO2 par an dans le sous-sol marin. Trois autres installations de taille comparable sont en activité en Norvège, aux Etats-Unis et en Algérie.

Dans un rapport publié en 2005, le Giec[1] estime que 9 à 45% des émissions industrielles de gaz carbonique pourraient être évitées, grâce au captage-stockage de dioxyde de carbone.

L’Union européenne a, de son côté, lancé un programme visant au développement d’une douzaine d’opérations de CCS, de taille industrielle, d’ici 2015. Six projets bénéficient des subsides européens

Lancé en 2007, le premier programme britannique s’était achevé par un échec total: les électriciens avaient fini par abandonner leurs 8 projets, faute d’une aide financière publique suffisante.

En France, les premières campagnes de sismiques, destinées à détecter une structure géologique susceptible de piéger du CO2, devrait prochainement démarrer en Lorraine.



[1] Giec: Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat

 



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