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Londres prépare l’après-Fukushima

Le 18 mai 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les autorités britanniques n’ont pas encore débuté l’audit de sûreté de leurs installations nucléaires que déjà ils tirent les premières conclusions de la catastrophe de Fukushima.
 
Dans un rapport intérimaire, mis en ligne aujourd’hui 18 mai, l’inspection de la sûreté nucléaire fait un certain nombre de recommandations au pouvoir politique pour assurer la pérennité du nucléaire civil outre-Manche.
 
A commencer par la création (déjà à l’étude) d’un bureau de la régulation du nucléaire. Ce qui sonne comme un aveu de piètre gestion de la sûreté.
 
Bien qu’il propose la rédaction d’une nouvelle stratégie de prévention des accidents, le rapport ne considère pas, au vu des premiers retours d’expériences de Fukushima, que le parc nucléaire britannique doive se préparer à une telle succession d’accidents.
 
Car, souligne-t-il, «les événements japonais, et les possibles leçons que l’on peut en tirer au Royaume-Uni, n’ont pas montré de faiblesses significatives dans le processus d’autorisation des installations nucléaires».
 
Pour autant, les exploitants (EDF étant le premier d’entre eux) devraient tirer les conclusions de l’accident majeur nippon dès que toutes les informations seront disponibles. 
 
Tous les réacteurs britanniques étant sur le littoral, leurs exploitants devraient vérifier leur capacité à résister aux assauts d’un tsunami, à la montée du niveau de la mer, voire à de graves inondations.
 
Parce qu’il est probable que l’explosion du 4e réacteur de Fukushima Dai-Ichi soit imputable à une fuite d’hydrogène en provenance de la troisième tranche, le gendarme du nucléaire demande aux industriels de prouver la non-dangerosité du concept de site pluri-réacteurs.
 
Les exploitants devront aussi vérifier la sûreté des piscines de stockage de combustibles usés et le maintien de leur intégrité en cas d’accident.
 
L’alimentation électrique des centrales n’a pas été oubliée. Mike Weightman, le patron des inspecteurs de la sûreté, recommande aux électriciens de vérifier avec National Grid (le gestionnaire du réseau de transport d’électricité) la solidité des lignes alimentant les centrales.
 
Il demande aussi que soit vérifiée la capacité des groupes électrogènes de secours à alimenter les réacteurs et leurs systèmes de contrôle pour une longue période.
 
La sûreté et la résistance des systèmes de contrôle et de communication devront aussi être auditées.
 

La publication du rapport final doit intervenir d’ici le mois de septembre. 



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