Londres opte aussi pour la neutralité carbone

Le 12 juin 2019 par Valéry Laramée de Tannenberg
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La première ministre britannique quittera ses fonctions dans quelques jours.
La première ministre britannique quittera ses fonctions dans quelques jours.
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Le gouvernement britannique a fait amender, mardi 10 juin, la loi sur le changement climatique de 2008.

 

Paris n’est plus seul. Cinq mois après la publication du projet de loi français «énergie-climat», au tour du Royaume-Uni de se fixer la neutralité carbone comme objectif de sa politique climatique en 2050. L’annonce en a été faite, mardi 11 juin. Dans un courrier adressé aux organisations patronales, la première ministre britannique indique qu’il n’est néanmoins pas question de choisir entre la croissance économique et la réduction des émissions de gaz à effet de serre: «nous pouvons, nous devons, avoir les deux», souligne Theresa May.

La locataire démissionnaire du 10 Downing Street a fait adopter une série d'amendements à la loi sur le changement climatique de 2008. A noter que les émissions des transports aérien et maritime ne sont pas pris en compte.

Neutralité carbone à tous les étages. Le Japon a adopté, le 12 juin, le principe de la neutralité carbone. Un objectif qu’il n’atteindra, estime Tokyo, après 2050. Le Royaume-Uni et la France visent 2050 : 5 ans après la Suède. La Norvège s’est fixée 2030 comme échéance.

La neutralité carbone n’est pas venue de nulle part. Dès 2017, la Chambre des Lords avait débuté l’examen d’une proposition de loi soutenue par la baronne Featherstone (Libérale-Démocrate), fixant aussi la neutralité carbone comme objectif.

CCC vs. Trésor

Il y a quelques semaines, le Committee on Climate Change (CCC, l’institution indépendante chargée de conseiller le gouvernement sur les questions climatiques) estimait le net zero emission accessible en trois décennies, à condition que l’économie britannique s’en donne les moyens.

Dans une note adressée, au début du mois, à la première ministre, son ministre des finances évaluait à 70 milliards de livres (78 milliards d'euros) par an le montant de l’investissement à consentir, chaque année, pour atteindre le fameux net zero emission: un devis 40% plus élevé que celui calculé par le CCC.

Parmi les nouveautés introduite par le texte: la possibilité d’adapter les objectifs de la loi à l’efficacité des politiques climatiques des gouvernements comparables.

Le gouvernement n'a pas encore présenté de plan pour atteindre la neutralité carbone mais compte définir ses «priorités» avec de jeunes scientifiques.

L’administration de Theresa May a aussi indiqué qu'elle n'excluait pas d'utiliser les crédits internationaux de carbone, qui permettent aux pays industrialisés de se conformer à leurs engagements en investissant dans des projets de réductions d'émission dans des pays en développement.



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