Londres ne met pas un penny dans la biodiversité

Le 07 juin 2011 par Geneviève De Lacour
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Londres va définir 12 nouvelles zones naturelles protégées
Londres va définir 12 nouvelles zones naturelles protégées

Le gouvernement britannique publie aujourd’hui un Livre blanc pour la conservation de la biodiversité. Ce plan répond aux problématiques posées par un rapport publié en septembre 2010 et intitulé, «Faire de la place pour la nature». Ce document rend compte des problèmes de fragmentation des sites naturels, soumis aux pressions exercées par les changements climatiques et par les aménageurs.

 
 

 

La Grande-Bretagne publie aujourd’hui 7 juin son Livre blanc pour la préservation de la biodiversité, son premier en 20 ans, comprenant une première mesure-phare: la définition prochaine de 12 larges «zones protégées».
 
D’autres mesures importantes ont été annoncées, comme la protection des forêts anciennes et la nomination d’ambassadeurs de la nature, dont le rôle sera de protéger l’environnement.
 
Pour arriver à ses fins, le gouvernement britannique ne compte dépenser que 7,5 millions de livres sterlings (soit 8,4 millions d’euros) au cours des trois prochaines années.
 
L’idée de mettre en place des zones de restauration écologique a été émise l’année dernière par le professeur John Lawton, président de la commission royale sur la pollution environnementale. Il avait estimé que cette initiative couterait entre 0,6 et 1,1 milliard de livres (soit 0,67 et 1,23 Md€). Le budget annoncé aujourd’hui par le gouvernement est 100 fois inférieur au chiffre proposé par le scientifique.
 
Le gouvernement Cameron devrait établir un comité du capital naturel, c’est-à-dire un panel indépendant dont le rôle sera d’informer les ministres des problèmes environnementaux. Ce panel devra en référer au ministre de l’économie. Son rôle sera également de favoriser la croissance verte.
 
«Au lieu de réinventer la poudre avec cette nouvelle instance, le gouvernement devrait investir dans les personnes dont la mission est déjà de protéger l’environnement», déclare Mary Creagh, ministre (travailliste) fantôme de l’environnement, de l’alimentation et des affaires rurales. 
 
La mise en place de ces 12 «zones d’amélioration de la biodiversité» pourrait également générer quelques conflits avec les responsables de l’aménagement du territoire qui favorisent généralement les activités économiques au détriment du milieu naturel.
Difficile pour l’instant de savoir de quelle manière les promoteurs vont s’opposer à cette nouvelle réglementation. Toujours est-il que ce plan laissera la possibilité aux aménageurs de compenser sur un autre site si leur projet affecte l’environnement et détruit une partie de l’habitat naturel.
 
Martin Harper, responsable de la conservation à la Société royale de protection des oiseaux (RSPB selon l’acronyme anglais) estime que « cette proposition de mettre en place des zones protégées est basée sur une approche pionnière issue d’un travail commun entre agriculteurs, associations, communes et organisations publiques». Et celui-ci de compléter : «Elle permettra de mettre un terme aux multiples mesures environnementales dans nos campagnes qui limitent notre capacité à restaurer l’environnement naturel».
 
 

 



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