Londres inflige une taxe carbone à la famille royale du Bahreïn

Le 06 janvier 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le Boeing 747 (ici celui du Roi de Bahrein) est l'avion civil émettant le plus de CO2.
Le Boeing 747 (ici celui du Roi de Bahrein) est l'avion civil émettant le plus de CO2.
DR

L'amende ne devrait pas ruiner la famille royale.

Il ne sera pas dit que les pays pétroliers ne paieront pas de taxe carbone. Mardi 5 janvier, l’agence de l’environnement britannique a mis au pilori internautique les entreprises n’ayant pas respecté les règles du système européen d’échange de quotas d’émission (ETS) en 2012.

Chaque année, les entreprises et les sites assujettis à la directive Quotas doivent rendre à leur gouvernement autant de quotas qu’il leur a été autorisé à émettre de tonnes de gaz à effet de serre. Faute de quoi, le régulateur national peut ordonner le paiement de 100 euros par quota manquant et les obliger à acheter suffisamment de permis d’émission pour satisfaire à leurs obligations.

Fort logiquement, l’Environment Agency a infligé de sérieuses amendes aux 41 contrevenants. Au total, ces entreprises devront verser près de 1 million de livres (1,36 M€) au trésor britannique. Parmi elles quelques célébrités: les avionneurs Mig et Embraer, le constructeurs d’engins JCB, mais aussi la flotte d’appareils de la famille régnante du Bahreïn. Insouciante, sa majesté le roi Hamed ben Issa Al Khalifa devra donc régler une ardoise de 60.698,90 £ (82.564,24 €). Soit 20 minutes de production pétrolière bahreïnienne.



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