Londres fait décoller son éolien offshore

Le 12 décembre 2007 par Enerpresse
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Les côtes britanniques vont sérieusement changer de visage. Le secrétaire d’Etat aux Affaires économiques, John Hutton, a en effet confirmé, ce week-end, le lancement d’un vaste plan de développement de l’éolien offshore outre-manche, après les révélations de The Independent.



Les côtes britanniques vont sérieusement changer de visage. Le secrétaire d'Etat aux Affaires économiques, John Hutton, a en effet confirmé, ce week-end, le lancement d'un vaste plan de développement de l'éolien offshore outre-manche, après les révélations de The Independent. «Un changement radical» a insisté le responsable, avec un équivalent de deux aérogénérateurs chaque kilomètre et demi. Le plan britannique prévoit en effet l'installation en mer, d'ici à 2020, de quelque 7.000 éoliennes, représentant un total de 34.000 mégawatts (MW). C'est ce que le secrétaire d'Etat devait aller défendre à Berlin, lundi, devant un parterre d'industriels.

«Des possibilités existent au large si on veut utiliser tout le potentiel du Royaume-Uni dans le but  de produire, peut-être, toute l'électricité nécessaire aux foyers... à partir de l'éolien», a précisé J. Hutton devant les caméras de la BBC, dimanche. «Le défi, pour le gouvernement et pour l'industrie, consiste à faire de ce potentiel -pour notre énergie et pour notre économie- une réalité rentable.»

Pas si simple, quand on sait qu'à ce jour, à peine 2% de l'électricité britannique provient des énergies renouvelables (ENR), même si 8.000 MW éoliens sont déjà en projet. Le nouveau plan de Londres doit ainsi permettre d'ajouter environ  25.000MW dans les 12 ans à venir. J.Hutton devrait également  annoncer le lancement d'une recherche des meilleurs sites pour ces implantations marines.

Cette décision devrait plaire à l'exécutif écossais, qui a lui même lancé un vaste plan d'ENR avec comme objectif d'atteindre les 40% de courant renouvelable d'ici à 2020. L'Ecosse comptait, à la fin du mois de novembre, plus de 1.300 MW éoliens, mais bien peu offshore. Cela représente néanmoins plus de la moitié des aérogénérateurs construits outre-manche (2.200 MW).

Le Royaume-Uni n'a de toute façon pas le choix, car ses performances climatiques semblent inférieures aux objectifs affichés par l'administration travailliste. Comme le révèle un rapport de trois économistes (Too Good to be True? The UK's Climate Change Record), les émissions de gaz à effet de serre britanniques n'auraient pas baissé de 15% depuis 1990, mais augmenté de 19%. Le prix carbonique à payer de sa grande dépendance à «l'outre-mer».

L'Union européenne s'est engagée à atteindre 20% d'énergie renouvelable d'ici 2020. Si les objectifs nationaux n'ont pas encore été fixés, ils pourraient dépendre du PIB, et donc être élevés pour le Royaume-Uni.




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