Londres et Washington s’engagent sur l’éolien flottant

Le 23 avril 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les USA pourraient construire 4 parcs d'éoliennes flottantes.
Les USA pourraient construire 4 parcs d'éoliennes flottantes.

A l’occasion de la prochaine réunion ministérielle internationale sur les énergies propres, qui réunira en fin de semaine à Londres une vingtaine de ministres chargés de l’énergie (dont le Français), une série d’accords devraient être signés. D’ores et déjà, il est acquis que le Royaume-Uni et les Etats-Unis annonceront la conclusion d’un partenariat sur l’éolien flottant.

Le département US à l’énergie (DOE) et le ministère britannique de l’énergie et du changement climatique (Decc) vont unir leurs forces et leurs moyens pour lancer un vaste programme de recherche commun. Objectif: développer, avant 2016, un prototype de turbine flottant de 5 à 7 mégawatts de capacité unitaire. Le Decc consacre déjà 25 millions de livres (30,5 millions d’euros) au projet. Le DOE va injecter 180 millions de dollars (136 M€) dans la réalisation de 4 parcs expérimentaux.

Les industriels français développent aussi des turbines pouvant fonctionner avec des profondeurs d’eau comprises entre 50 et 300 mètres. Mené par Nass&Win, un consortium français prévoit de mettre prochainement à l’eau un prototype d’éolienne flottante. Baptisée Winflo, elle devrait développer une puissance de 2,5 MW.

Plus étonnant est le projet Vertiwind, éolienne flottante à axe vertical. Porté par Alstom, Technip, Converteam, EDF EN, Nénuphar, Seal Engineering, IFP, Oceanide et le bureau Veritas, cette turbine pourrait être testée en Méditerranée dans les mois qui viennent.