Londres envoie de mauvais signaux carboniques

Le 06 juin 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Tim Yeo, le député par qui l'amendement est arrivé.
Tim Yeo, le député par qui l'amendement est arrivé.
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Le Parlement britannique vote actuellement l’Energy Bill. Un texte majeur qui doit réformer en profondeur la politique énergétique du Royaume-Uni et notamment l’organisation de son marché de l’électricité. Le texte doit aussi créer les conditions propices à l’investissement. D’ici 2020, le quart du parc de production d’électricité doit, en effet, être remplacé. Montant estimé du devis: entre 75 et 100 milliards de livres (88 et 117 milliards d’euros).

Mais les choses semblent mal parties pour alléger l’empreinte carbone du secteur. Lors de l’examen du texte par la Chambre des communes (l’équivalent de la Chambre des députés), un amendement obligeant les compagnies électriques à ne plus émettre de CO2 d’ici 2030 a été rejeté à une faible majorité (290 voix contre 267). Son rédacteur, Tim Yeo (un ancien ministre conservateur de l’environnement, désormais président du conseil consultatif sur le changement climatique) était pourtant soutenu par des députés torries, libéraux-démocrates et travaillistes. Cela n’a pas suffi.

Une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule: le ministère britannique de l’énergie et du changement climatique (DECC) veut réformer la législation encadrant l’implantation de fermes éoliennes terrestres. Présenté aujourd’hui 6 juin, ce projet entend donner plus de pouvoir aux collectivités territoriales. «Nous voulons donner plus de poids aux communautés locales pour défendre le paysage», a résumé Eric Pickles, le ministre des collectivités. En clair, si le texte est adopté tel quel, villes et villages auront pratiquement un droit de veto sur l’implantation de fermes éoliennes.

Parallèlement, l’administration Cameron souhaite que les indemnités versées aux communes par les exploitants de parcs éoliens soient substantiellement revues à la hausse. Le DECC ambitionne que chaque mégawatt rapporte à la collectivité qui l’abrite 5.000 livres (5.900 €) par an durant toute sa durée de vie. Soit 5 fois plus qu’aujourd’hui. «Une ferme de 20 MW fournirait un revenu de 100.000 livres (117.330 €) par an», calcule le DECC. Pas sûr que pareille mesure donne pleinement confiance aux investisseurs…

 



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