Londres coupe les pales des éoliennes

Le 21 octobre 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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La décarbonisation du système énergétique britannique a du plomb dans l’aile. Après l’abandon de la plupart des projets de centrales thermiques «Zéro Emission», faute d’argent, voilà que l’administration Cameron entend réduire les subventions à l’énergie éolienne.
 
Dans la proposition, soumise à consultation jeudi 20 octobre, de nouvelle rémunération pour les différentes sources d’énergie renouvelable (ENR), le ministère britannique de l’énergie et du climat (Decc) propose que chaque mégawattheure produit par un aérogénérateur terrestre soit rétribué par 0,9 certificat d’énergie verte, contre 1 auparavant. La diminution proposée pour l’éolien offshore est moindre: son MWh passerait de 2 à 1,9 certificat.
 
D’autres ENR, de moindre importance (en terme d’énergie produite) subissent aussi les affres de la crise économique: la valorisation du biogaz de décharge (arrêt des aides), la cogénération des usines d’incinération et la gazéification, l’hydro-électricité (réduction de 50% de la rémunération), le photovoltaïque (-10%).
 
A priori, la baisse semble modeste. Il n’en est rien. Du propre aveu du Decc, ce petit coup de rabot réduirait de 1,3 milliard de livres le montant des subventions à l’éolien pour la période 2013-2017.
 
Certaines sources d’énergie sont, en revanche, bien loties: la co-incinération de biomasse, les usines marémotrices et à vagues de moins de 30 MW (doublement des aides).
 
Contrairement à la France où elles bénéficient d’obligation de rachat à des tarifs régulés, les énergies renouvelables britanniques sont financées par le système des Renewable Obligation Certificates (ROCs).
 
Les électriciens sont légalement contraints de vendre une proportion croissante d’électricité produite par les ENR (11,1% en 2011). Pour ce faire, ils achètent les électrons produits par des éoliennes ou tout autre moyen et reçoivent autant de ROCs qu’ils ont acquis de MWh «verts».
 
A la fin de chaque année, ils doivent présenter aux autorités autant de ROCs que l’objectif qui leur a été assigné. En cas de manque, ils peuvent acquérir ces quotas sur un marché particulier.


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