Londres, bientôt éclairée à la bougie?

Le 08 octobre 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Tony Blair a tenté de relancer le nucléaire britannique.
Tony Blair a tenté de relancer le nucléaire britannique.

Des années d’attentisme des pouvoirs publics britanniques vont-elles plonger dans le noir le Royaume-Uni? C’est la crainte formulée, en fin de semaine dernière, par le régulateur des marchés britanniques de l’énergie, l’Ofgem. Dans un rapport, co-signé avec National Grid (le gestionnaire des réseaux de transport d’électricité et de gaz), l’Ofgem estime que les marges de réserves de capacité (les capacités de production d’électricité immédiatement disponible en cas de pic de consommation) pourraient tomber à 4% en 2015, contre 14% aujourd’hui. Plus grave, en situation défavorable, il pourrait manquer 29.600 mégawattheures, ce qui pourrait causer de sérieux désordres au système électrique, pouvant aller jusqu’à des délestages.

En cause, la fermeture de grosses centrales au charbon, imposée par la directive sur les grandes installations de combustion. Ce qui n’est pas une découverte, rappelle l’Ofgem qui avait déjà soulevé le problème dans un rapport publié en 2009. Le principal problème réside plutôt dans l’incapacité des gouvernements qui se sont succédés depuis le début de la décennie à définir une politique énergétique cohérente et susceptibles d’intéresser les investisseurs.

Depuis la décision, prise en 2006 par Tony Blair, de relancer le nucléaire civil, aucun opérateur n’a, pour le moment, obtenu des conditions économiques susceptibles de rentabiliser la construction de nouveaux réacteurs. Résultat: la plupart des industriels européens qui souhaitaient participer à la relance de l’électronucléaire made in UK (E.ON, RWE, GDF Suez, Iberdrola, Areva) ont jeté l’éponge. Seule EDF Energy, la filiale d’EDF, persiste à vouloir bâtir 4 réacteurs EPR à Sizewell et Hinkley Point. Mais sa décision définitive n’est pas encore prise.

La situation n’est guère plus favorable aux énergies renouvelables, en général, et à l’éolien, en particulier. Ayant à braver les oppositions de l’armée de l’air, des défenseurs des paysages ruraux, sans oublier les changements de tarifs, les promoteurs du grand éolien ont bien du mal à mettre en service autant de moulins à vent que nécessaire. Bref, l’avenir électrique britannique semble promis aux black out. A moins, bien sûr, que la Grande-Bretagne ne tire des lignes de transport venant de tous ses voisins?



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