Loire: un incendie provoque un rejet de chlore

Le 04 avril 2005 par Christine Sévillano
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Un dégagement de chlore a eu lieu dans l'air, lors de l'incendie d'une usine de fabrication de détergents. Aucun impact sanitaire, ni environnemental n'a été relevé mais les causes de l'incident ne sont pas connues.

Le 31 mars à 4 heures 30 du matin, un incendie a eu lieu à l'usine Linossier (groupe Eurotab) de Saint-Just-Saint-Rambert (Loire), qui fabrique des détergents sous forme de pastilles. Il a pris dans l'atelier dédié aux pastilles d'eau de javel et a provoqué le dégagement d'un nuage de chlore. 350 kilogrammes de chlore se sont échappés de l'usine qui en stocke environ 20 tonnes. L'équipe en poste a donné l'alerte selon les procédures en vigueur. Les services d'incendie et de secours sont alors rapidement intervenus, et la population a été invitée à se confiner. L'incident a été circonscrit dès la fin de la matinée, d'autant plus que les prélèvements effectués par la cellule chimique des pompiers n'ont pas révélé de niveaux toxiques de chlore. En fait, seuls des troubles sanitaires auraient pu être provoqués, notamment des irritations des yeux ou des muqueuses. «Il faut remarquer que la dissipation du nuage, qui se fait surtout par l'eau, a été accélérée par l'arrivée de la pluie», affirme Olivier Demarescaux, directeur général de Linossier.

L'origine de l'incendie n'est pas encore clairement établie, même si les services de secours avancent qu'il serait parti d'une machine de conditionnement avant de se propager à la poudre de chlore, entretenant alors sa propre combustion. «Il ne s'agit que d'un scénario. Certes, nous avons des hypothèses, mais nous préférons les garder pour nous tant que nous n'avons pas de certitude», poursuit le directeur. Un tel incident était prévu dans l'étude de dangers du site de Linossier, qui indiquait qu'aucun effet environnemental ne serait à déplorer. Surtout que l'entreprise a récupéré les eaux chlorées, résultant du travail des pompiers, dans une cuve de rétention pour éviter son rejet dans la nature. L'entreprise a indiqué faire traiter tous les liquides par des spécialistes.

Deux personnes de l'usine ont en charge d'effectuer une analyse de l'arbre des causes et un démontage de la ligne incriminée doit être réalisé le 4 avril devant un expert indépendant.




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