Loi de finances: le SER veut sa place au soleil

Le 06 octobre 2008 par Victor Roux-Goeken
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L’Ademe a beau montrer que 97% des Français sont favorables au développement des énergies renouvelables; le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) que les ENR sont porteuses d’emploi; l’Agence internationale de l’énergie (AIE) qu’elles permettent de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES); le projet de loi Grenelle que finalement, la France tiendra son objectif de 23% d’ici 2020… «Même le plan Paulson, adopté par le Sénat américain, comporte un volet ENR…», a expliqué André Antolini, président du Syndicat des énergies renouvelables (SER), lors d’une conférence de presse jeudi 2 octobre. Rien n’y fait, le SER est déprimé.

La faute au manque de soutien de l’Etat, selon André Antolini. Prenons le cas du bois de chauffage domestique. La production était de 7,4 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep) en 2006. «Pour maintenir ce niveau, il faut que le parc progresse de 3,3 millions d’appareils», explique-t-il. Or, le projet de loi de finances 2009 réduit sensiblement le crédit d’impôt, qui devrait passer en 2 ans à 25% de son niveau actuel. Il était initialement conçu pour durer jusqu’à fin 2009.

Le plan hydraulique, lancé par Jean-Louis Borloo en été, tarde à être concrétisé. Et «les marges de progression ne sont pas considérables». L’objectif 2020 est de 5,8 Mtep, soit 0,6 Mtep supplémentaire par rapport à 2006.

Côté biomasse, dont l’objectif est un accroissement de 1,2 Mtep d’ici 2020, «il serait opportun d’avoir un tarif d’achat, car ce n’est pas à coup d’appels d’offres qu’on atteindra l’objectif».
Deux jours avant la grande manifestation anti-éolienne, qui a eu lieu à Paris les 4 et 5 octobre, André Antolini a estimé qu’en matière d’aérogénérateur, «si on ne se met pas en ordre de marche pour développer la filière à hauteur de 25.000 mégawatts (MW), on renonce à l’objectif de 23% en 2020, car l’éolien est la technologie la plus mûre». Le président a rappelé que «le prix de l’éolien allait baisser de 2% par an pendant 15 ans: quelle autre énergie peut se permettre cette baisse?»

Quant à la polémique (1) sur la soumission des éoliennes au régime d’installation classée pour la protection de l’environnement (IPCE), «c’est une mauvaise réponse à une vraie question: comment mieux organiser le développement géographique de l’éolien? Or, les zones de développement de l’éolien (ZDE) ne sont pas une maille pertinente de planification de l’éolien».

Le président du SER s’est aussi interrogé sur l’absence de crédit d’impôt pour le forage géothermique, «alors qu’on vient de rendre éligible la main-d’œuvre sur les travaux d’isolation». En revanche, le SER s’est félicité de la création du fonds Chaleur, doté de 330 millions d’euros sur 3 ans.



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