Logo nutritionnel: le Royaume-Uni mis en demeure par la Commission

Le 08 octobre 2014 par Romain Loury
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Le Royaume-Uni va-t-il renoncer à son étiquetage?
Le Royaume-Uni va-t-il renoncer à son étiquetage?
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Le Royaume-Uni a reçu fin septembre une lettre de mise en demeure de la Commission européenne, lui demandant de revoir son système de feu tricolore nutritionnel. Motif invoqué: trop «simpliste», il entrave la libre circulation des biens. Mauvais signal pour le projet français de logo.

 

Depuis juin 2013, le Royaume-Uni a mis en place un système de feu tricolore consistant en une série de pastilles (verte, jaune ou rouge) attribuées au sel, aux matières grasses et au sucre. Volontaire mais fortement encouragé, ce système a suscité quelques aigreurs chez d’autres Etats membres de l’UE, notamment l’Italie, qui a saisi la Commission européenne à ce sujet.

Après des mois de tergiversation, la Commission a adressé fin septembre une lettre de mise en demeure au Royaume-Uni, qui dispose de deux mois pour répondre. Le dossier pourrait aller jusque devant la Cour de justice de l’Union européenne.

Selon la Commission, le système, trop «simpliste», a le tort de comparer des produits concurrents, affichant lequel est le meilleur d’un point de vue nutritionnel. Il est donc «négatif», à la différence du système en place depuis 25 ans en Suède, en Norvège, au Danemark et en Islande, qui se contente de signaler les produits vertueux par un logo représentant une serrure de couleur verte.

Quel avenir pour le logo français?

Sans distinguer entre lipides, sel et sucre, la France s’apprête à mettre en place son propre logo nutritionnel de couleur. Sous forme de pastilles de vert à rouge en passant par le jaune, l’orange et le fuchsia, il permettra au consommateur de choisir le produit le mieux équilibré au sein d’une même classe d’aliments.

Proposé par le nutritionniste Serge Hercberg, le système suscite déjà des sentiments horrifiés de l’industrie agroalimentaire. Comparant des produits entre eux, il pourrait bien s’attirer les mêmes critiques de la Commission européenne. Rien n’assure donc que ce logo verra le jour. Interrogé en juin au sujet des difficultés britanniques, le ministère de la santé avait botté en touche, préférant ne pas se prononcer tant que le projet n’était pas plus avancé.



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