Littoral: surveiller le trait de côte avec son téléphone portable

Le 18 juillet 2016 par Marine Jobert
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L'érosion du trait de côte et sa protection
L'érosion du trait de côte et sa protection
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Le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema) a développé une application pour téléphone portable qui permet de surveiller l’évolution du trait de côte. Une démarche expérimentale et pédagogique pour un phénomène peu connu.

Surveiller le trait de côte depuis sa serviette de plage, c’est (presque) possible! Rivages, une application Android expérimentale et téléchargeable sur téléphone portable, permet désormais à tout un chacun de rendre compte de l’évolution du littoral. Développée par le Cerema, cette opération participative «permettra d’obtenir un grand nombre de données en complément des approches existantes et avec une couverture géographique et une fréquence plus importantes que lors d’une opération de terrain classique».

Erosion côtière

Son utilisation est des plus simples: il suffit d’enregistrer son déplacement en marchant le long de la plage à la limite des vagues, de prendre des photos en cas de doute sur l’identification du trait de côte, puis d’envoyer les données à l’issue du relevé. «Attention toutefois à effectuer ces relevés par temps calme: si les vagues sont trop importantes, il n’est pas possible d’enregistrer les données», précise le Cerema, qui ira enrichir ainsi son indicateur national de l’érosion côtière, mis au point dans le cadre de la Stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte (2012-15). Pour l’instant, l’application est adaptée uniquement pour les territoires côtiers français ou étrangers où les marées sont peu importantes, comme le bassin méditerranéen, la Guadeloupe, la Martinique ou la Réunion.

Un cinquième en recul

Les données déjà synthétisées par le Cerema donnent à voir une situation contrastée. Si la France métropolitaine compte 650 kilomètres de côtes en recul entre 1949 et 2005, elle a également ‘gagné’ 430 km de côtes, selon un phénomène opposé à l’érosion: l’accrétion. C’est en Méditerranée que le littoral évolue le plus, avec 27% des côtes en érosion et 18% en accrétion, «essentiellement au débouché des cours d’eau majeurs et des zones d’abri», note le Cerema. Les reculs les plus marqués (supérieurs à 3 mètres par an) se trouvent à parts égales entre la façade Atlantique, particulièrement en Gironde et en Charente-Maritime, et la Méditerranée (Gard et Bouches-du-Rhône). Quant aux côtes allant de la Manche à la mer du Nord, ce sont les plus stables.

Démarche pédagogique

Avec cette application participative, le Cerema espère également «sensibiliser la population aux problématiques liées au littoral telles que l’érosion du littoral et la protection de cet espace naturel qui lie la terre à la mer». Cette démarche expérimentale a également pour objectif de voir si les mouvements continus du trait de côte peuvent être analysés avec ce type d’approche.



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