Listeria et Salmonella, premières causes de non-conformité pour la DGAL

Le 05 septembre 2012 par Romain Loury
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Les produits de la pêche sont les plus souvent contaminés.
Les produits de la pêche sont les plus souvent contaminés.

La Direction générale de l’alimentation (DGAL) s’est vue notifier 1.094 non-conformités en 2011 sur des produits d’origine animale, avec Listeria et Salmonella toujours en tête de liste, selon un bilan publié le 30 août au Bulletin officiel.

Globalement stable par rapport aux 1.108 non-conformités de 2010, ce chiffre inclut aussi bien des denrées d’origine animale destinées à la consommation humaine (1.050 en 2011) que celles pour l’alimentation animale (44). Dans presque la moitié des cas, elles sont le résultat d’autocontrôles -par les détaillants, les producteurs, etc.-, dont les résultats sont communiqués à la DGAL.

Avec 285 notifications, les produits de la pêche remportent la première place, devant les produits de viande de boucherie (266) et les produits laitiers (107). Principale cause de non-conformité, la présence de Listeria monocytogenes (290), suivie par celle de salmonelles (155). Pour l’agent de la listériose, cette position s’explique par les critères particulièrement drastiques qui prévalent en France.

En France, tout produit positif à moins de 100 unités formant colonie par gramme (ufc/g) de Listeria, «et pour lequel il n’y a pas d’éléments permettant de garantir que [ce] taux ne sera pas dépassé à la date limite de consommation», donne lieu à une alerte, rappelle la DGAL. Contrairement à d’autres pays de l’Union européenne, qui appliquent strictement le seuil de 100 ufc/g.

Au total, la DGAL a procédé à 384 retraits de produits et à 223 rappels (qui, en plus du retrait, s’accompagnent d’une information du consommateur). Là aussi, les contaminations par Listeria et Salmonella constituent les premières raisons du rappel, mais ce sont les produits issus de viande de boucherie qui sont de loin les plus concernés (90, contre 56 pour les produits de la pêche).

Sur l’ensemble des signalements à la DGAL, 260 émanent d’un autre pays, soit via le réseau européen RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed) (228 alertes), soit de manière bilatérale d’autres pays de l’UE ou de pays tiers (32 alertes). Parmi les raisons majeures des alertes venant de l’étranger -qui concernent en premier lieu les produits de la pêche-, la présence de parasites, de métaux lourds ou de résidus médicamenteux.

 

 



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