Ligne THT transpyrénéenne : la procédure suit son cours

Le 30 juillet 2010 par Thérèse Rosset
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L’étude d’impact du projet de ligne électrique souterraine entre la France et l’Espagne a été soumise à l’ avis de l’Autorité environnementale (AE) le 9 juillet, information relayée, 19 jours plus tard, par un communiqué du ministère de l’écologie. Conclusion : l’étude, globalement satisfaisante, doit être précisée sur quelques points.

L’AE a examiné l’étude d’impact produite par RTE (Réseau de transport d’électricité) dans le cadre de la procédure de déclaration d’utilité publique, débutée en mai. Les avis des maires des 36 communes concernées par le projet ont été recueillis en parallèle et seront eux-aussi ajoutés au dossier utilisé pour l’enquête publique, qui débutera en septembre.

Pour mémoire, les gouvernements Fillon et Zapatero ont signé, en juin 2008, un accord prévoyant la création de cette liaison de transport totalement souterraine à courant continu. Le coût de l’installation s’élève à 700 millions d’euros, subventionné par l’UE à hauteur de 225 millions d’euros.

« L’étude d’impact montre que le projet a été conçu pour limiter certains effets du projet sur l’environnement », note le rapport en préambule. Les 63 km d’interconnexion suivront la ligne ferroviaire à grande vitesse (LGV), ce qui limite les dommages écologiques.

Yves Decoeur, directeur général d’Inelfe, la société créée pour construire la liaison électrique Baixas-Santa Llogaia (et détenue pour moitié par RTE) se dit globalement « satisfait » de l’avis.

« Le passage du tunnel le long de la récente ligne à grande vitesse (LGV) permet d’éviter la plupart des secteurs qui font l’objet de mesures de protection et d’autre part, un nouvel effet de coupure », constate l’AE. Conclusion partagée par l’Inelfe qui estime que la ligne n’a « aucun impact supplémentaire sur l’environnement ».

Certaines remarques de l’avis étonnent cependant son directeur général. A commencer par celles traitant des effets sanitaires du champ magnétique.

« En synthèse, on peut donc affirmer que les effets sur la santé et l’environnement des champs magnétiques statiques générés par la liaison souterraine projetée peuvent être complètement écartés » ; concluait l’étude d’impact. Mais l’AE recommande une meilleure information du public sur ce point. Surprise d’Yves Decoeur, qui rappelle que le champ magnétique autour du tunnel « est 800 fois inférieur à la recommandation européenne en la matière ».

Les questions de l’échauffement du sol, de la faune et flore, des aires de chantiers et des pistes y conduisant, ainsi que celle du stockage des déblais font aussi l’objet de réflexions de la part de l’AE. « Nous avons été un peu courts sur certains points », reconnaît Yves Decoeur, qui ne comprend toutefois pas pourquoi Inelfe devrait compenser des effets dommageables pour l’environnement dont elle n’est pas responsable.

L’entreprise prend malgré tout les remarques de l’AE comme un « plus ». « L’intérêt de l’avis est d’avoir un maximum de précisions pour ensuite obtenir un avis favorable de la Commission d’enquête, puis du préfet ». Verdict des autorités attendu début 2011

 

 



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