Lexmark s’essaie à la pub écolo

Le 21 avril 2005 par Christine Sévillano
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
imprimante lemxark
imprimante lemxark

Lexmark n'est pas le seul fournisseur d'imprimantes à mettre en avant des solutions pour moins consommer d'encre, ne serait-ce que pour des raisons économiques. Mais il est le seul à faire de la publicité en invoquant le respect de l'environnement.

Depuis plusieurs jours, les ondes radio diffusent une campagne publicitaire de Lexmark assez paradoxale: le grand public, mais surtout les entreprises, sont invités à imprimer moins dans un souci environnemental et économique. «Nous voulons être leader sur les problématiques écologiques de nos clients », explique Didier Gillion, responsable environnement et directeur des ventes de consommables chez Lexmark. Pourtant, la priorité dans la stratégie d'achat demeure le rapport prix-performance, loin devant l'offre de service des fournisseurs, la gestion d'un parc d'imprimantes ou les préoccupations environnementales. «Toutefois, tous les appels d'offre des grands groupes comportent désormais un passage consacré à l'environnement. Et nous proposons d'obtenir de la valeur ajoutée par des gestes simples», poursuit Didier Gillion.

Lexmark propose donc des solutions pour optimiser l'impression, comme imprimer quatre pages sur une seule, en recto-verso ou en mode brouillon. Le pilotage d'une imprimante en réseau afin de régler la densité de noir, par exemple, peut être aussi envisageable, tout comme un audit du parc d'impression pour adapter les solutions aux spécificités des entreprises. Outre l'environnement, l'objectif est également de faire des économies importantes. Aujourd'hui les coûts d'impression représentent entre 1 et 3% du chiffre d'affaires des entreprises. Lexmark s'est aussi penché sur le cycle de vie de ses cartouches: après leur démantèlement, l'entreprise envoie le plastique, les parties acier et l'aluminium vers des filières de recyclage spécifiques. «Cela nous coûte un peu plus cher que l'incinération ou la mise en décharge, notamment au niveau du démantèlement. Mais on estime que la collecte s'élève à 3% du prix de vente et le recyclage à la même proportion», estime le responsable environnement. 90% des cartouches sont donc recyclées, seule la partie plastique qui est entrée en contact avec l'encre est exclue.

L'entreprise d'impression a organisé la collecte auprès de ses clients qui peuvent lui retourner les cartouches utilisées, soit par une enveloppe timbrée et prépayée, soit en remplissant un container mis à disposition. Elle récupère aujourd'hui 30% des cartouches lasers et 30% des cartouches à jet d'encre (hors grand public). Lexmark a également démarré la reprise gratuite des imprimantes depuis novembre 2004. «Nous voulons aller plus que loin que la directive sur les déchets équipements électriques et électroniques (DEEE), et c'est déjà le cas puisqu'elle n'oblige pas à la reprise des cartouches. En fait, c'est la concurrence plus que la réglementation qui va élever le débat», affirme Didier Gillion.

Le fournisseur a travaillé sur d'autres axes comme le retrait total du plomb et des chlorofluorocarbones (1) dans l'encre, ou la réduction de la consommation énergétique des machines: «Nous sommes à 50% en dessous des exigences d'Energy Star».



(1) Interdits par le protocole de Montréal car responsables de la destruction de la couche d'ozone.




A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus