Les «Zinzin» sont fous du climat

Le 12 mai 2005 par Enerpresse
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Hors des murs enneigés de Davos, on avait rarement vu une aussi belle brochette d’investisseurs institutionnels (les fameux «Zinzin»). Et pourtant, lundi, au siège new-yorkais de l’ONU, ils étaient plusieurs centaines de gestionnaires de fonds d’investissements américains, britanniques et français (Axa et BNP Paribas notamment) à disserter sur les risques climatiques.

Pesant à eux tous quelques 3 000 milliards de dollars («seulement» 2 331 milliards d'euros, soit plus d'une fois et demie le PIB annuel français), les participants de cet Institutional  Investor Summit on Climate Risk, co-organisé par le Ceres, le World Resources Institute et Capital Markets Research, ont définitivement consacré le changement climatique en cours comme une réelle menace pesant sur les affaires mais aussi comme un phénomène à exploiter . «Les politiques mises en place pour modérer le changement climatique causé par les activités humaines sont en train d'être élaborées et mises en place sur les principauxmarchés mondiaux. Parce qu'elles vont générer des  surcoûts mais aussi créer de nouvelles opportunités, les investisseurs prudents doivent désormais tenir compte du risque climatique dans la gestion de leur portefeuille»,explique  un rapport du Ceres, présenté en début de séance.

Entendant bien profiter des marchés en devenir, ce très riche aréopage a annoncé son intention d'investir un milliard de dollars dans «l'énergie propre». «Notre travail c'est désormais d'encourager les entreprises à penser vert»,a expliqué SteveWestly, un investisseur californien. Aussi, l'argent mobilisé par les plus riches «zinzin» de la planète pourra-t-il aussi bien être injecté dans les fermes éoliennes, les centrales à «charbon propre» que dans la construction de voitures hybrides. Un message bien perçu par certaines multinationales. Comme pour rendre les actions de leur groupe plus attractives, les responsables de General Electric ont présenté, lundi également, leur nouvelle politique environnementale. La plus grande compagnie du monde a ainsi prévu de consacrer, d'ici à 2010, 1,5 milliard de dollars dans le développement de technologies «climatiques». De quoi doubler, en sept ans, son chiffre d'affaires en ce domaine (qui atteindrait alors 20 milliards de dollars), mais aussi de stabiliser ses émissions de CO2. «Sans cet effort, rappelle GE, nos rejets de gaz à effet de serre auraient progressé de 40% durant la même période.»




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