Les vrais effets de la surpêche

Le 03 mai 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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En écologie, dès qu’un écosystème est menacé, ce sont surtout les grands prédateurs, en bout de chaîne trophique, qui souffrent le plus. En mer, c’est plutôt le phénomène inverse qui se produit. Telle est du moins la thèse présentée par Malin Pinsky, étudiante en écologie marine à l’université Stanford (Etats-Unis).
 
Dans un article que publient cette semaine les Annales de l’académie américaine des sciences (Pnas), la chercheure affirme, après avoir épluché plus d’un demi-siècle de statistiques, que les stocks de petits poissons sont plus sensibles à la surpêche (ils courent deux fois plus de risque de s’effondrer) que les populations de poissons situées en fin de chaîne alimentaire.
 
Deux petits bémols, toutefois. Selon l’écologiste Ray Hilborn (université de l’Etat de Washington), cette vision n’est valable que pour les zones sur lesquelles portent les statistiques étudiées. En clair: les régions hauturières où croisaient les flottes de pêche des pays riches. La conclusion tirée par la scientifique californienne n’est donc peut-être pas valable pour les poissons vivant, par exemple, dans les récifs coralliens tropicaux.
 
Autre remarque formulée par l’écologiste de Seattle: le climat. Selon lui, des données paléo-écologiques suggèrent que les conséquences marines des changements climatiques (élévation de la température, modification de la salinité ou du pH) influent sur les populations de petits poissons aussi sûrement que la surpêche.


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