Les voitures «vertes» restent au parking pour l’instant

Le 19 mars 2013 par Marine Jobert
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La voiture "verte" peine à s'imposer.
La voiture "verte" peine à s'imposer.
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Dans une étude sur «les perspectives des véhicules électriques», le cabinet d’audit PricewaterhouseCoopers (PwC) estime que les véhicules hybrides et électriques devraient passer de 1,7% de la production mondiale en 2011 à près de 5% en 2016, avant d’atteindre 6,3% en 2020. Des prévisions à ventiler entre les véhicules hybrides (4,1% du marché, avec 4,1 millions de véhicules) et les véhicules électriques (1% du marché).

 

«Si le marché mondial des véhicules hybrides a dépassé 940.000 unités en 2010, soit une hausse de 26% par rapport à 2009, cette évolution recouvre des situations assez différentes dans le monde», rappelle l’Institut français du pétrole (IFP) dans une note rédigée fin 2011. C’est Toyota qui mène toujours le marché des ventes de véhicules hybrides. Cinq millions de véhicules hybrides ont été vendus en cumul au début 2013, «et alors qu’il avait fallu 10 ans pour écouler le premier million de véhicules hybrides», rappelle l’IFP-EN. Cette année, 18% des ventes du groupe nippon en Europe (prévues autour de 840 à 850.000 unités) devraient être générées par des versions hybrides.

 

Le développement des véhicules électriques semble se heurter à des questions d’infrastructures. «Sans infrastructures de recharge, pas de trajets possibles et donc pas de ventes de véhicules. Et sans véhicules, personne ne veut investir dans ces infrastructures. Mais, pour tous les constructeurs, les freins essentiels au développement demeurent principalement l’amélioration de l’autonomie de ces véhicules et la mise à disposition de véhicules économiquement compétitifs (problématique du coût de la batterie) par rapport aux véhicules traditionnels», analyse l’IFP-EN. Renault, l'un des rares constructeurs à proposer des voitures «zéro émission», en a vendu 16.000 dans le monde l’année dernière. «Si les freins à l’adoption du véhicule électrique restent présents (le prix, le manque d’infrastructures et les freins psychologiques surtout), nous pensons que ce marché reste porteur pour l’avenir», analyse toutefois PwC. «C’est notamment le cas lorsque l’on veut vendre des voitures en Chine: ce type de véhicule est celui qui rencontre le moins de barrières en termes d’immatriculation, c’est donc une opportunité pour les constructeurs. Reste évidemment à atteindre une production de masse que nous attendons dans les années à venir», déclare François Jaumain, spécialiste du marché automobile chez PwC.

 

En France, 5.663 véhicules électriques ont été immatriculées l’an passé, «dont une grosse partie était constituée de modèles pour les systèmes d'auto-partage, comme les véhicules de Bolloré pour Autolib», précise le site du journal La Tribune. Les chiffres du Comité des constructeurs français d'automobiles concernant les voitures «vertes» sur le marché français sont sans équivoque: les voitures électriques représentent en tout 0,3% du marché français (contre 0,12% en 2011), les voitures hybrides à essence 0,95% et les hybrides diesel 0,5%. On est loin des déclarations de Carlos Ghosn, qui prévoyait 10% de véhicules électriques en 2020. Le PDG de Renault compte beaucoup sur les aides d’Etat d’une part et sur le volontarisme de la Chine d’autre part pour sauver la voiture verte.



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