Les voitures «vertes» ont conquis le marché

Le 16 mai 2007 par Bérangère Lepetit
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Selon l’Ademe, près de la moitié des véhicules vendus en France en 2006 émettent peu de CO2. Cependant, l’étiquetage énergétique des voitures, obligatoire depuis mai 2006, ne sert pas encore d’outil incitatif à la vente: si 55% des consommateurs le connaissent, il représente un critère pour seulement 10% des acheteurs.

Selon le palmarès 2006 établi par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) et rendu public mardi 15 mai, les voitures émettant moins de 140 grammes de CO2 au kilomètre (g CO2/km) ont représenté près de la moitié des ventes en France en 2006. 47% des véhicules vendus l'an passé appartiennent en effet aux classes dites «vertes», étiquettes A, B, C, émettant moins de 140 g CO2/km: c'est 5 points de mieux par rapport à 2005 et 18 par rapport à 2002. A l'inverse, les voitures des classes «rouges» E, F et G (161 à plus de 250 g CO2/km) ne représentent plus qu'un quart du marché, en baisse de 7 points depuis 5 ans. La vente des 4x4, connus pour leur consommation énergétique importante, représente 5,5% du marché et stagne pour la première fois depuis 1995.

Cependant, ces étiquettes énergie (A, B, C, D, E, F, G) n'ont qu'un impact limité sur le comportement des consommateurs. Selon l'Ademe, si 93% des vendeurs et 55% des acheteurs déclarent avoir entendu parler de l'étiquette, ce n'est un critère d'achat que pour 7% des vendeurs et 10% des acheteurs. En revanche, la consommation en carburants, qui a un impact direct sur les émissions de gaz à effet de serre, est citée spontanément comme critère par 22% des acheteurs, pour des raisons de budget.

Les étiquettes énergie sont obligatoires depuis mai 2006 sur les voitures en vente, neuves ou d'occasions postérieures à juin 2004. Sept couleurs, du A vert foncé au G rouge, renseignent sur la consommation de carburant d'une automobile et les émissions de CO2 –le principal gaz à effet de serre responsable du changement climatique – qu'elle engendre.

Grande première, le palmarès de l'Ademe porte également sur les deux-roues motorisées, dont la vente explose en 2006 (en particulier les 125 cm3 avec 31% de ventes supplémentaires entre 2005 et 2006). Depuis le 1er janvier 2007, tous les deux-roues motorisés de plus de 50 cm3 vendus dans l'Union européenne doivent répondre à la norme Euro 3, qui fixe les limites maximales de rejets polluants pour les véhicules roulants et dont l'objectif est de limiter la pollution locale due au transport. L'étude de l'Ademe montre que la réglementation Euro 3 a entraîné une nette réduction des émissions de polluants des deux-roues mais les deux-roues restent plus polluants que les voitures les plus récentes, qui sont, elles, aux normes Euro 4.

La France, où la part du diesel atteint 71%, figure parmi les bons élèves en Europe, au quatrième rang pour les émissions de CO2/km derrière le Portugal, l'Espagne et l'Italie, pays du sud «traditionnellement portés» sur les petits véhicules et le diesel, selon Alain Morcheoine, directeur de l'efficacité énergétique de l'Ademe. A l'inverse, les pays du nord continuent de privilégier les grosses cylindrées et l'essence, telle la Suède, la moins vertueuse de l'Union.

«Les constructeurs ont réussi à progresser sur deux points, la pollution globale, qui affecte le climat, et la pollution locale, qui altère l'air. On atteint aujourd'hui de tels niveaux qu'il sera difficile, et surtout plus coûteux de gagner encore», a estimé la présidente de l'Ademe, Michèle Pappalardo, lors de la présentation du palmarès. Malgré les progrès technologiques, les transports représentent 27% du total des émissions de gaz à effet de serre en France et leurs rejets ont augmenté de 23% depuis 1990.




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