Les voitures américaines et canadiennes pollueront moins

Le 07 avril 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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En attendant de réguler les émissions industrielles de CO2, Ottawa et Washington s’attaquent aux rejets carbonés de l’automobile. Le 1er avril, les deux géants de l’Amérique du Nord ont annoncé, de concert, l’entrée en vigueur d’une nouvelle législation de protection de la qualité de l’air.

 Le «Règlement sur les émissions de gaz à effet de serre des automobiles à passagers et des camions légers» (pour le Canada, traduit aux USA par National Program to Reduce Greenhouse Gases and Improve Fuel Economy for Cars and Trucks) oblige les constructeurs à réduire progressivement, dès 2011, les émissions moyennes des véhicules neufs mis sur le marché. L’objectif étant que les gammes de véhicules vendues en 2016 ne rejettent pas plus de 153 grammes de CO2 au kilomètre (gCO2/km), en moyenne. Soit 4 grammes de plus que les voitures vendues en France, l’année passée!

 Cette législation bi-nationale devrait produire de grands effets. Entre 2011 et 2016, Canada et Etats-Unis prévoient de réduire de 314 milliards de litres leur demande de carburants (6 ans de consommation française!). Ce qui devrait diminuer d’un milliard de tonnes environ les rejets de gaz carbonique des deux pays: l’équivalent de deux années d’émissions françaises…

 Pour les consommateurs, la facture ne devrait pas être trop salée. L’Agence de protection de l’environnement américaine (EPA) estime le surcoût des futurs véhicules à 950 dollars (704 euros): autant que les économies de carburant réalisées en trois ans.

 Les constructeurs auront plusieurs moyens de respecter la loi: produire des véhicules consommant, en gros, un quart de moins que les voitures et camionnettes actuelles. Chaque constructeur se verra fixer des limites d’émission de CO2. Réduite chaque année, cette empreinte carbone maximale sera fonction de la taille et des performances des véhicules neufs. L’industriel ne respectant pas son objectif annuel devra acheter des crédits carbone aux agences gouvernementales. Valables 5 ans, ces quotas seront échangeables entre constructeurs.

Les fabricants pourront mettre en œuvre des systèmes de climatisation très performants (et donc totalement étanches). En effet, les gaz frigorigènes contiennent de très puissants gaz à effet de serre (jusqu’à plusieurs milliers de fois plus puissants que le gaz carbonique). Réduire l’impact de la «clim», c’est améliorer la performance climatique du véhicule. CQFD.

Last but not least: les entreprises qui vendront deux fois plus de véhicule de pointe (voiture électriques rechargeables, par exemple) que prévu recevront des quotas d’émission gratuits.

Présentation du dispositif canadien (en français)

 

 



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