Les Vingt-sept se querellent sur le paquet énergie

Le 06 février 2007 par Enerpresse
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Les ambassadeurs des Etats membres de l'Union ne sont pas parvenus à se mettre d'accord, le 2 février dernier, sur le texte des futures conclusions du Conseil énergie du 15 février, entièrement consacré au paquet énergie.

Les discussions lors du dîner de la veille promettent d'être chaudes, puisque les ministres européens auront le loisir de s'exprimer sur les sujets les plus sensibles: objectifs chiffrés pour les sources renouvelables, unbundling patrimonial (séparation stricte des activités de réseau), nucléaire, entre autres. Ces chapitres sont les principaux points d'achoppement du débat actuel au sein du groupe de travail des experts nationaux, à Bruxelles. Sur la question du marché intérieur, la France a ajouté sa voix aux nombreuses autres (Europe de la Baltique, notamment) qui ne veulent pas entendre parler de l'unbundling patrimonial.

En ce qui concerne le nucléaire, la France estime qu'on ne peut pas lancer un plan d'action technologique sans nucléaire, ce qui a du mal à passer avec l'Autriche et l'Irlande, traditionnellement opposées à l'atome. Mais devrait trouver un écho favorable chez les nouveaux pays de l'Est.

En attendant la discussion des ambassadeurs du 7 février sur les objectifs chiffrés, Paris fait le forcing pour diminuer au maximum ses obligations en matière de sources renouvelables, arguant que la France, avec le nucléaire, a déjà fait des efforts considérables pour les «sources pauvres en carbone».

Avec la fronde de nombreux Etats membres hostiles à des objectifs obligatoires et sectoriels pour les sources renouvelables, on se dirige tout droit vers la flexibilité maximale, à savoir un objectif global pour l'UE - la Commission européenne propose 20% - agrémenté d'un objectif sectoriel européen pour les biocarburants - l'Allemagne pousse pour 12,5% au lieu de 10% proposé par la Commission -.

Libre à chacun de le décliner nationalement selon sa situation spécifique. Il ne faut pas être devin pour s'imaginer la future politique française en la matière: puisqu'on a le nucléaire et l'hydraulique pour l'électricité, on fera des biocarburants, voire du bois-énergie pour la chaleur, plutôt que de l'éolien.





 




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