Les villes européennes continuent de s’étendre

Le 08 juin 2016 par Romain Loury
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Un phénomène plus sociologique que démographique
Un phénomène plus sociologique que démographique

L’étalement urbain se poursuit en Europe, menaçant toujours plus les terres agricoles et la biodiversité, estime l’Agence européenne de l’environnement (AEE) dans un rapport publié mercredi 8 juin. Parmi les zones les plus atteintes: le nord de la France, la Belgique, les Pays-Bas et l’ouest de l’Allemagne.

A ce jour, 73% des Européens vivent en ville, une proportion qui pourrait s’élever à 82% d’ici à 2050. D’où un étalement urbain de plus en plus prononcé en périphérie des villes, aux importantes conséquences pour l’environnement: perte de terres agricoles, imperméabilisation des sols, perte et fragmentation d’habitat pour les espèces sauvages, mais aussi émissions de gaz à effet de serre en hausse et besoin accru d’infrastructures (routes, électricité, eau).

Dans la première étude aussi complète menée sur l’«Union européenne + 4» (Suisse, Lichtenstein, Norvège, Islande), l’EEA distingue deux zones où l’étalement urbain est particulièrement prononcé: l’une recouvre le nord de la France, la Belgique, les Pays-Bas et l’ouest de l’Allemagne, la seconde le Royaume-Uni entre Londres et les Midlands, au centre de l’Angleterre.

Les côtes sont les plus touchées

Et la situation ne fait qu’empirer, selon une comparaison que les experts ont menée entre 2006 et 2009 –l’EEA indique qu’elle disposera de données 2012 dans l’année. En moyenne sur l’«UE + 4», l’étalement urbain a augmenté d’environ 5%, soit 1,7% par an[i].

A l’échelle la plus fine de l’analyse (maillage de 1 km2), les résultats révèlent que ce sont sur les côtes que l’étalement urbain est actuellement le plus agressif, notamment dans le sud de l’Espagne et de l’Angleterre, en Italie, au Portugal, en Grèce et en France.

Selon l’AEE, la croissance démographique n’est pas la seule raison. D’ailleurs, l’étalement urbain se poursuit même dans les zones où la population diminue, notamment dans l’est de l’Allemagne.  Pour les chercheurs, il est également lié à des facteurs sociologiques, tels que de meilleurs revenus, la possession d’une voiture et le goût pour les maisons individuelles.



[i] Développé en Suisse par l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL), l’indice utilisé repose sur trois paramètres, à savoir la surface construite, sa dispersion dans le paysage, et la densité de son occupation humaine.

 



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