Les villes au premier plan de la transition africaine

Le 13 septembre 2017 par Stéphanie Senet, envoyée spéciale
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Casablanca devrait construire une éco-cité sur 2.000 hectares.
Casablanca devrait construire une éco-cité sur 2.000 hectares.
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Alors que la population africaine devrait doubler d’ici 2050, les villes réfléchissent à un modèle de développement résilient. Et cherchent à s’associer en réseau pour le promouvoir.

 

Energie, transports, gestion des déchets… Pour développer une ville durable, le secrétariat d’Etat marocain au développement durable s’appuie sur le modèle mis au point dans le cadre du nouvel agenda urbain arrêté à Quito en 2016 (Habitat III).

Quels financements?

Mais les gouvernements locaux ne sont pas en mesure de mettre en place les investissements nécessaires. Les entreprises africaines sont donc sollicitées. «Ce sont elles qui peuvent faire la différence», résume Ahmed Baroudi, directeur général de la Société d’investissements énergétiques du Maroc.

Les élus africains ont signé, le 12 septembre à Agadir, dans le cadre du sommet Climate Chance, une déclaration dans laquelle ils s’engagent «à lutter contre le dérèglement climatique en anticipant l’évolution de leurs territoires, en particulier les zones urbaines, afin d’éviter une croissance significative des émissions de gaz à effet de serre et de prendre dès aujourd’hui les mesures d’adaptation nécessaires». Cette déclaration lance aussi un appel aux villes et régions à rejoindre les coalitions de collectivités: la Convention des maires pour le climat et l’énergie, RegionsAdapt et Under2Coalition. Un bilan de cette initiative sera dressé en décembre 2018 lors du sommet Africités, à Brazzaville.

Des projets d’éco-cités essaiment aussi à travers le territoire. A commencer par Zenata, situé sur 2.000 hectares au nord de Casablanca. «L’éco-cité n’est pas un choix, c’est une obligation», résume Mohamed Amine El Hajhouj, directeur général de la société d’aménagement Zenata (SAZ). Il a basé son projet sur la coopération avec la commune rurale, et la mise en place de sociétés de développement local (l’équivalent des sociétés d’économie mixte), pour favoriser la mixité et éviter l’échec des nouvelles villes africaines construites de toutes pièces.

Il a aussi développé un référentiel, sorte de cahier des charges de l’éco-cité modèle, pour permettre à d’autres villes de suivre le mouvement. «On a profité du sommet Climate Chance pour créer une alliance des villes africaines durables, pour que chaque territoire adapte les principes du référentiel à son propre contexte», espère le directeur général du projet Zenata.



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