Les vétérinaires, maillon faible de la sécurité des aliments

Le 01 juin 2011 par Romain Loury
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Le manque de vétérinaires dans le monde constitue un obstacle important à la sécurité sanitaire des aliments, selon une étude menée par l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) auprès de 108 pays.
 
Moins de 2 dollars (1,38 euros) par habitant: telle est la somme consacrée chaque année par 60% de ces pays à leurs services vétérinaires [1]. Des pays dont «plus de la moitié» disposent de moins de 35 vétérinaires du service public par million d’habitant, de moins de 100 pour le secteur privé –intervenant dans la chaîne alimentaire.
 
Ces chiffres soulignent «la faiblesse générale des systèmes de surveillance dans les pays en développement», ajoutent les auteurs. Et permettent d’expliquer pourquoi 30% des pays n’ont observé aucun foyer de maladie au cours des 5 dernières années, bien que 86% affirment pouvoir détecter rapidement des zoonoses.
 
«A la demande de nos pays membres, et au vu des conclusions de cette étude, l'OIE accroîtra son soutien aux services vétérinaires dans le monde pour promouvoir une sécurité alimentaire et une sécurité sanitaire des aliments durables, dans une perspective à la fois environnementale et de santé publique», promet le directeur général de l’OIE, Bernard Vallat, dans un communiqué.
 
[1] Menée par des chercheurs montpelliérains et nantais du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), cette étude a été présentée lors de la 79e Session générale de l’assemblée mondiale des délégués de l’OIE, qui s’est tenue du 22 au 27 mai à Paris.


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