Les vélos, objets de toutes les attentions

Le 21 septembre 2005 par Claire Avignon
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cycliste_urbain
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JC Decaux compte bien capitaliser sur le succès de son système de libre-service de vélos à Lyon (Vélo'v). Mais l'entreprise de mobilier urbain n'est pas la seule à vouloir investir ce nouveau secteur.

Dans la lutte acharnée qui oppose actuellement les deux grandes entreprises de mobilier urbain en France, Clear Channel et JC Decaux, le vélo a pris une place importante. JC Decaux vient de frapper un grand coup avec la publicité faite autour du système Vélo'v développé pour l'agglomération de Lyon en échange de l'exploitation du marché publicitaire pendant 13 ans. Avec plus de 25.000 abonnés, dont 6.000 de courte durée, le système de libre-service de vélos connaît un grand succès. «Des élus de Paris, de Barcelone, d'Amsterdam sont venus observer le fonctionnement de Vélo'v», indique Franck Ponsonnet, directeur régional Rhône-Alpes de JC Decaux. Et surtout Marseille, deuxième ville de France, a introduit l'installation de stations de vélos dans son prochain appel d'offres.

Si JC Decaux peut se targuer d'une vitrine exceptionnelle, Clear Channel, son concurrent direct, est le premier à avoir introduit un tel système appelé Smartbike, en 1998, à Rennes. Un système plus ancien, donc moins performant. Par exemple, l'accès à un vélo à Lyon peut se faire simplement avec une carte bleue, et sans pré-enregistrement préalable, ce qui permet aux non-Lyonnais d'emprunter les vélos. Toutefois, Clear Channel a récemment organisé un système plus souple à Oslo (Norvège). «Depuis notre premier système développé dans l'agglomération de Rennes, nous avons évolué, et nous en sommes maintenant à Smartbike 4», explique Claude Mouchard, directeur du développement du groupe. En France, la prochaine étape pour Clear Channel est la communauté urbaine de Bordeaux, où la société américaine a déjà gagné l'appel d'offres des abris-bus et attend le résultat de la tranche conditionnelle sur la location de vélos.

Concernant le développement de la location de vélos par les entreprises de mobilier urbain, les deux concurrents ne semblent pas sur la même longueur d'onde. «Vélo'v a été complexe à mettre en place, explique Franck Ponsonnet. Notre objectif est bien de dupliquer le système dans d'autres villes et de capitaliser ainsi sur ce succès lyonnais.» De son côté, le directeur du développement de Clear Channel apparaît beaucoup plus prudent sur le rôle de son entreprise. «Les vélos n'ont pas de lien direct avec le mobilier urbain», rappelle-t-il. Les appels d'offres entre les entreprises de mobilier urbain et les collectivités locales comprennent soit une redevance, soit des projets comme un système de location de vélos, mais aussi des sanitaires, des journaux électroniques, etc. «Les agglomérations peuvent donc vouloir développer d'autres projets, à l'instar de Nantes qui a opté pour mettre à disposition du mobilier urbain multimédia, et qui parallèlement, développe le système «Ville à vélo» dont nous ne sommes pas partenaires», conclut Claude Mouchard.

Si la location de vélos permet d'avoir une très bonne image de marque vis-à-vis des collectivités locales, elle n'a aucun intérêt économique direct pour les entreprises de mobilier urbain. Il s'agit pour elles de proposer la meilleure contre-partie pour obtenir l'exploitation du marché publicitaire de la ville. L'ensemble des recettes vont aux collectivités locales, tous les frais sont à la charge des sociétés de publicité: 1.000 euros par vélo et par an environ à Lyon pour les 2.000 vélos et 36 employés. Quant aux agglomérations, elles ne cherchent pas à gagner de l'argent mais à développer l'utilisation de modes de transports doux. Les tarifs sont ainsi volontairement bas, le but étant que les cyclistes fassent circuler au maximum les vélos. Par exemple à Lyon, un abonnement de courte durée revient à 1 euro de frais bancaires, et après la première ½ heure gratuite, 1 euro la première heure, et 2 euros les suivantes. Plus de 98% des utilisateurs font donc des sauts de puce de moins d'1/2 heure entre les différentes stations.




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