Les véhicules propres: au début du chemin

Le 21 juin 2006 par Enerpresse
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Outre la définition même du concept de véhicule propre et économe -il n’en existe pas de partagée à moins de se référer à celle (obsolète) de la loi sur l’air de 1996-, notion déjà à elle seule très polémique, la question de la diffusion de systèmes alternatifs aux carburants classiques l’est tout autant.

C'est ce qu'ont pu vérifier les participants au petit-déjeuner débat BIP/Enerpresse, le 20 juin. En la matière, point de solution unique. Le recours à un cocktail de différents systèmes suivant le lieu de consommation est largement partagé par les intervenants au débat. Toutefois, «les énergies émergentes ne sont pas encore au point et nécessitent des investissements de recherche importants», a précisé Claude Moreau, président de la Commission interministérielle des véhicules propres et économes en énergie (Civepe), évoquant notamment des carburants de 2e génération (liquéfaction du charbon, etc.).

Pour les énergies déjà disponibles (le GPLc) ou prêtes à l'être (le GNV), la problématique naît d'une inadéquation entre le réseau de distribution et l'offre disponible de véhicules. Exemple: le GPLc dispose de près de 2.000 points de vente (sur un total de près de 14.000 stations-service). Mais les constructeurs proposent peu de véhicules fonctionnant avec ce carburant qui, comme le rappelle Joël Pedessac, directeur général du Comité français du butane et du propane (CFBP), est composé à 60% de gaz naturel et 40% de pétrole. Un produit parfait pour assurer la transition, ajoute-t-il.

Transition vers le GNV dont l'avenir est de l'associer à l'électricité (hybride), a expliqué Pascal Zanetta, chef de projet carburant gaz naturel de Gaz de France. D'ailleurs, c'est le «bi» qui a le vent en poupe, a ajouté Pierre Macaudière, responsable carburant, émissions et dépollution chez PSA Peugeot Citroën, dont la stratégie repose en premier lieu sur l'hybride diesel.

Face à un tel panorama, certains diront qu'il y a 15 ans, la situation était à peu près identique (le véhicule électrique était peut-être plus présent). Alors, qu'est-ce qui bloque? Pourquoi, par exemple, les gros transporteurs routiers n'utilisent-ils pas le GNV? La réponse: la TIPP. «Dès qu'on touche [à cette taxe], c'est une catastrophe», reconnaît Claude Moreau, qui a gardé sa liberté de parole.




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