Les ultraviolets au service du traitement des eaux de ballast

Le 20 juillet 2018 par Stéphanie Senet
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10 milliards de mètres cubes d'eau de mer transitent dans les réservoirs des navires chaque année
10 milliards de mètres cubes d'eau de mer transitent dans les réservoirs des navires chaque année

 

Spécialisée dans le traitement des eaux par rayonnement ultraviolet, l’entreprise française Bio-UV va équiper une dizaine de navires de la CMA CGM d’un système de traitement des eaux de ballast.

 

Entrée en vigueur en septembre 2017, la convention internationale sur les eaux de ballast, qui permettent de stabiliser un navire et assurent le bon fonctionnement de l’hélice, impose leur traitement[1]. Leurs rejets en mer sont en effet dangereux pour l’environnement en raison du déversement d’espèces invasives perturbant le milieu marin. Sur les seules côtes françaises, 325 espèces de ce type ont été recensées, comme la moule zébrée, menaçant les écosystèmes locaux, selon l’Ifremer[2].

Technologies biologiques, physiques et chimiques

 Plusieurs dispositifs de traitement sont actuellement présents sur le marché: biocides, organismes ou mécanismes biologiques, systèmes modifiant les caractéristiques physiques ou chimiques de l’eau...

La technologie par ultraviolets vient de gagner en notoriété avec la conclusion d’un contrat de 5 millions d’euros entre Bio-UV et l’armateur marseillais CMA CGM. Elle équipera d’ici 2018 à 2019 ses 9 prochains porte-conteneurs géants, propulsés au gaz naturel liquéfié, et 8 navires de la flotte existante, selon nos confrères des Echos.

Trois opérateurs certifiés dans le monde

Selon le patron de Bio-UV, Benoît Gillmann, le marché potentiel compte 50.000 navires, pour un traitement aux UV de 7,5 milliards de dollars. Il espère en récupérer une bonne partie, étant l’un des trois seuls opérateurs au monde certifiés à la fois par l’Organisation maritime internationale (OMI) et les autorités américaines.



[1] 95% des eaux de ballast doivent être traitées avant l’arrivée au port, à des échéances différentes selon les navires.

[2] Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer

 



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