Les très riches heures des énergies renouvelables

Le 03 novembre 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le coût des hydroliennes reste encore prohibitif.
Le coût des hydroliennes reste encore prohibitif.
VLDT

Des politiques nationales de soutien, des financements en progression, des coûts en chute libre: les trois ingrédients du succès mondial annoncé du photovoltaïque et de l’éolien terrestre.

 

Toutes les heures, 70.000 panneaux solaires seront installés dans le monde ces 5 prochaines années. Telle est la dernière projection de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

INvestissements climatiques

Trois raisons expliquent une telle frénésie. Les stratégies climatiques nationales (NDC) incitent à décarboner les bouquets énergétiques. Mais cela ne suffira pas pour atteindre les objectifs climatiques fixés lors de la COP 21. Selon la dernière étude de l’ONU Environnement, la perpétuation des NDC permettra, au mieux, de stabiliser le réchauffement aux environs de 3°C: 1° à 1,5°C de plus que visé. Il faut donc accélérer le mouvement.

1.000 milliards de dollars

Les banques n’y sont pas hostiles. A condition que les rendements soient satisfaisants. Ce qui commence à être le cas. D’ores et déjà, souligne l’International Finance Corporation (IFC), plus de 1.000 milliards de dollars (861 Md€) ont été investis dans les énergies renouvelables, le solaire hors-réseau, le stockage de l’électricité, le bâtiment basse consommation, la mobilité urbaine, l’approvisionnement en eau et la gestion des déchets. Ce n’est qu’un début.

La convergence des énergies selon EDF. L’énergéticien français a inauguré, ce 3 novembre, une nouvelle ferme photovoltaïque. Rien que de très banal, sauf que cette installation de 4,3 mégawatts crête (MWc) se situe dans le périmètre de la centrale nucléaire du Blayais. EDF EN a installé 17.000 panneaux solaires sur les ombrières du parking de la centrale.

Avec l’accélération des politiques d’adaptation, ces montants devraient sensiblement progresser. Dans une étude publiée en milieu de semaine, la filiale de la Banque mondiale estime à 11.000 Md$ (9.470 Md€) le montant des investissements qui devraient être réalisés dans les seules énergies renouvelables ces 25 prochaines années.

Accélération du rythme

Cela pourrait aller encore plus vite, avance Lazard. Dans une note diffusée jeudi 2 novembre, la banque d’affaires revient sur la chute des prix observée ces dernières années dans les énergies renouvelables et les batteries. Entre 2009 et 2017, le coût actualisé de l’énergie éolienne sans subvention (LCOE, comprenant coût d’investissement et de fonctionnement pendant la durée de vie de l’installation) a chuté de 67%, contre 86% pour le solaire photovoltaïque.

mieux que les centrales à gaz

Dans certaines régions, le LCOE de l’éolien et du photovoltaïque s’avère déjà inférieur aux seuls coûts de fonctionnement de technologies conventionnelles comme le charbon ou le nucléaire. Une tendance appelée à se poursuivre. Dans son rapport sur les énergies renouvelables publié début octobre, l’AIE estime que le coût de production de l’éolien terrestre et du photovoltaïque va chuter, respectivement, de 30% et de 60% entre 2017 et 2020. En 2022, projette l’institution de l’OCDE, les énergies renouvelables électriques injecteront plus de 8.000 térawattheures par an dans les réseaux: un tiers de plus que les centrales à gaz de la planète.



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