Les TIC découplent productivité et émissions de GES

Le 17 novembre 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Reduire l'empreinte carbone de la téléphonie mobile, grâce au PV.
Reduire l'empreinte carbone de la téléphonie mobile, grâce au PV.
Pylone téléphonie mobile alimenté par PV

Ericsson est messianique. Le fabricant suédois d’équipements de télécommunications estime que le bilan carbone des technologies de l’information et de la communication (TIC) va s’alléger. Mieux, ces TIC permettront de réduire sensiblement le bilan carbone de la planète. Enfin, tout dépend de la façon dont on compte.

Toujours plus de smartphones, de tablettes, d’ordinateurs et de matériels interconnectés. De quoi alourdir notre empreinte environnementale, en général, et climatique, en particulier. Oui, mais non, dit en substance Ericsson, dans une étude publiée ce mardi 17 novembre.

Pour convaincre, le leader mondial des réseaux de télécom s’appuie sur ce qu’il connaît le mieux: le marché suédois. De Stockholm à Malmö, les réseaux mobiles ont transporté 13 fois plus de données en 2014 qu’en 2008. Dans le même temps, leur consommation d’électricité n’a progressé que de 40%. Y a-t-il quelque chose de magique au royaume de Suède? Non. Ces résultats reflètent simplement l’amélioration de la performance énergétique et informatique des équipements. Les systèmes qui pilotent les réseaux sont de plus en plus sobres. Et leurs performances s’accroissent à coup de nouveaux logiciels: plus besoin de changer les câbles ou les serveurs. Autre facteur de progrès: la banalisation d’appareils portables dotés de batteries à l’efficacité croissante. Il y en a plus, mais on les recharge moins souvent et moins longtemps.

 l’exemple SUÉDOIS universel 

Ce découplage entre productivité et appétit en kilowattheures devrait se poursuivre. D’ici à 2021, estime l’industriel, l’activité du trafic sur les infrastructures mobiles décuplera, pour 20% d’électricité en plus. Universel, l’exemple suédois? Affirmatif, répond la firme de Kista.

Reprenant une étude maison, vieille de deux ans, elle rappelle que l’explosion du monde interconnecté va, certes, influer sur la consommation d’électricité, mais dans des proportions bien moindres que l’explosion des usages. En 2007, réseaux et appareils de télécommunications engloutissaient environ 650 térawattheures par an, dans le monde: un peu plus que la demande d’électricité française. En 2020, l’internet, le téléphone mobile, les tablettes et les serveurs auront besoin de plus de 1.000 TWh/an.

Empreinte carbone en hausse

Bien sûr, le climat s’en ressentira. De 620 millions de tonnes équivalent CO2 par an, en 2007, l’empreinte carbone des TIC devrait atteindre les 1.100 Mt en 2020: un saut de 77%! Il y a 8 ans, les TIC ont été à l’origine de 1,3% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Dans 5 ans, ce sera 1,9%. Mais dans le même temps, rappelle Ericsson, le nombre d’équipements individuels aura doublé et la capacité de traitement et de distribution des réseaux se sera accrue d’un facteur 50. Ramené à l’utilisateur, le bilan carbone passera de 300 kilogrammes de GES par an et par personne, en 1995, à 80 kg, 15 ans plus tard.

Mieux, en évitant à des milliards d’utilisateurs de se déplacer, le groupe suédois estime que les TIC, dans leur ensemble, pourraient contribuer à réduire de 15% les émissions anthropiques globales vers 2030. Soit une économie d’une dizaine de milliards de tonnes de GES par an. Non, mais allô, quoi!

 

 



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