Les tests d’intolérance alimentaire bientôt sur la sellette ?

Le 15 avril 2011 par Romain Loury
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La société française d’allergologie (SFA) va déconseiller l’utilisation des tests diagnostiques d’intolérance alimentaire, en raison de données scientifiques insuffisantes, révèle l’Agence de presse médicale (APM).
Proposés sur Internet, ces tests commerciaux reposent sur la présence sanguine d’anticorps de type immunoglobuline G (IgG) en lien avec des intolérances alimentaires, se traduisant en particulier par des symptômes gastro-intestinaux, cutanés ou respiratoires. Dotés d’un simple marquage CE, leur sérieux scientifique laisserait à désirer, selon le Dr Habib Chabane, président du Club d'immuno-allergologie biologique (Ciab), une section de la SFA.
« Les données disponibles sur les liens entre alimentation, IgG et les pathologies mentionnées ne sont que parcellaires et limitées sur le plan méthodologique, quand elles ne sont pas inexistantes »,estime Habib Chabane, cité par l’APM. Certains de ces tests sont « totalement farfelus », comme ceux mesurant la présence d’IgG contre le couscous ou le roquefort.
Si le risque semble avant tout d’ordre financier (ces tests coûteraient jusqu’à 400 euros), Habib Chabane affirme qu'il a reçu des patients avec une perte de poids inquiétante après un régime d'éviction alimentaire.
Sous l’égide de la SFA, l’allergologue prépare actuellement un texte de synthèse, future base de travail pour l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). En raison d'une réglementation européenne plus souple sur les produits de biologie, elle « ne peut plus exercer de contrôle sur ce type de test », déplore le Dr Chabane.


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