Les Terriens vivent au-dessus de leurs moyens (écologiques)

Le 20 août 2013 par Marine Jobert
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La planète n'en peut mais de ces Terriens plus nombreux et plus voraces chaque année.
La planète n'en peut mais de ces Terriens plus nombreux et plus voraces chaque année.

La planète n’en peut déjà plus. Il n’a fallu que 232 jours aux humains pour épuiser les ressources qu’elle est en mesure, en une année entière, de leur offrir, ainsi que sa capacité à absorber les déchets de toutes sortes. Chaque année, cette date recule, à cause d’une économie mondiale en expansion constante, d’une démographie galopante et d’une demande en ressources qui ne fait qu’augmenter.

C’est que «la taille de la terre reste la même», comme le constate l’ONG Global Footprint Network (GFN), qui se livre depuis 2003 au calcul de l’empreinte écologique mondiale. Or les besoins des humains ont crû de 50% en une trentaine d’année. Une terre et demi serait nécessaire pour leur fournir, chaque année, les ressources et les services écologiques qu’impliquent aujourd’hui les activités humaines. Et si la tendance se maintient, deux terres seront indispensables, à l’horizon 2050, pour subvenir aux besoins planétaires. Autant de tendances mises en lumière par le WWF dans son rapport «Planète Vivante» en 2012.

 

Un calcul à la louche

Quatre facteurs-clés permettent de tirer ces conclusions alarmantes: le niveau de consommation, l’efficacité avec laquelle sont fabriqués les produits de consommation, la pression démographique, les capacités écosystémiques. En fonction de ces critères, l’ONG calcule ce «jour du dépassement planétaire» en divisant toutes les ressources que la terre est capable de produire annuellement par l’empreinte écologique mondiale. Le tout est multiplié par 365, soit le nombre de jours contenus dans une année. Un calcul dont la précision est «limitée», reconnaît GFN, d’autant que l’empreinte écologique varie du tout au tout selon le point du globe.

 

6,6 planètes pour le Qatar

Le hold-up environnemental atteint son paroxysme au Qatar, où 6,6 planètes seraient nécessaires pour assurer les besoins  de ses 2 millions d’habitants. Viennent ensuite le Koweït et les Emirats arabes unis, suivis par le Danemark, et les Etats-Unis (4 planètes par an). Bons derniers: l'Afghanistan, le Timor-Oriental et la Palestine, avec 0,3 planète et moins.

 

«Ce dépassement écologique n’est encore possible que pour un temps limité avant que les écosystèmes commencent à se dégrader et, possiblement, à s’effondrer», prévient GFN. «Les impacts de ces dépassements écologiques sont déjà apparents à travers les pénuries d’eau, la désertification, l’érosion des sols, la baisse de la productivité agricole, la déforestation, l’extinction rapide des espèces, l’effondrement des ressources halieutiques et le changement climatique.»



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