Les terres agricoles continuent à disparaître sous l’asphalte

Le 31 mai 2017 par Marine Jobert
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Les terres agricoles, toujours plus bétonnées.
Les terres agricoles, toujours plus bétonnées.

28.000 hectares ont été consommés en 2016 pour des usages non agricoles. Une tendance qui inquiète la profession agricole.

En 100 ans, un cinquième des terres agricoles françaises aura été noyé sous le bitume et le béton. C’est le calcul, un poil alarmiste, qu’a réalisé la Fédération nationale des sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural (FNSafer) pour la période 1960-2060, si l’artificialisation des terres se poursuivait au rythme actuel. Car après 7 années de baisse, le grignotage par les urbains des terres agricoles de petites surfaces (moins d’un hectare) -que celles-ci soient destinées au logement, à des équipements collectifs ou à la construction d’infrastructures-, est reparti à la hausse en 2015. L’année 2016 confirme cette tendance, a alerté la FNSafer lors de la présentation de son bilan annuel des marchés fonciers ruraux.

Un chiffre d'affaires de 4;6 milliards d'euros

De ces terrains qui ne sont ni équipés, ni viabilisés, ni divisés en lots, il s'est échangé 28.000 ha en 2016, en 37.400 opérations et pour 4,6 milliards d’euros. Une activité qui progresse d’environ 20% en nombre, surface et valeur. «Un monde durable exige l’arrêt de l’imperméabilisation de nos territoires. (…) Cette protection est indispensable pour s’adapter au réchauffement climatique et réduire le déficit européen de terres agricoles –l’Europe importe déjà l’équivalent de 20% de sa surface agricole», prévient la Fédération.



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