Les systèmes de chauffage les plus performants

Le 02 décembre 2014 par Stéphanie Senet
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Les pompes à chaleur présentent les meilleurs atouts énergétiques et environnementaux
Les pompes à chaleur présentent les meilleurs atouts énergétiques et environnementaux

Alors que le chauffage représente un tiers de la consommation d’énergie finale de la métropole, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) a publié, le 1er décembre, ses recommandations pour choisir les systèmes les plus performants. Avec un avantage aux pompes à chaleur et aux chaudières à bois.

 

En France, le gaz reste encore l’énergie la plus utilisée pour le chauffage. Alimentant 44% des logements (individuels et collectifs) en 2013, il est suivi par l’électricité, le fioul et le bois (4%).

 

Fioul en baisse, électricité en hausse

Fortement émetteur de CO2, l’usage du fioul régresse. En 1990, il touchait encore 20% des habitations contre 14% l’an dernier. Il est surtout utilisé dans les maisons individuelles des zones rurales non desservies par le réseau de gaz.

En parallèle, le chauffage électrique a bondi, passant de 24% à 34% des logements entre 1990 et 2013. Il concerne 9,5 millions de Français et équipe 80% des logements neufs.

Les énergies renouvelables progressent aussi, grâce au succès des pompes à chaleur et aux progrès des appareils de chauffage au bois. Ceux-ci ne touchent toutefois que 4% des foyers.

A noter qu’un système de chauffage secondaire existe dans un cinquième des logements. Il est le plus souvent constitué d’un insert, d’un poêle à bois ou d’un convecteur électrique.

 

Performance énergétique: avantage aux ENR

Quel système présente-t-il les meilleures performances énergétiques? Une question cruciale à laquelle a tenté de répondre l’Ademe dans son étude, basée sur un double critère: l’efficacité de l’équipement (c’est-à-dire son rendement par rapport à l’énergie primaire) et son taux d’utilisation d’énergie renouvelable (par rapport à l’énergie finale).

Résultat: les générateurs utilisant des énergies renouvelables sont les plus performants. Contrairement aux systèmes à énergie solaire, qui ne couvrent pas la totalité des besoins en eau chaude et en chauffage tout au long de l’année et doivent être complétés par un deuxième équipement, les pompes à chaleur (PAC) sont les plus adaptées, en particulier les PAC géothermiques. Les consommateurs pourront d’ailleurs, à partir du 26 septembre 2015, juger sur pièces puisque les chaudières et pompes à chaleur devront afficher une étiquette énergie.

Pour le reste, les chaudières à condensation obtiennent un bon rendement (proche de 100%) mais utilisent des énergies fossiles, parfois couplées avec des ENR (solaire thermique en particulier). Les chauffe-eau et les radiateurs électriques affichent quant à eux les moins bons rendements sur énergie primaire.

 

Un coût à nuancer selon l’usage

Quelle chaudière pour quel coût? L’Ademe, qui s’est penchée sur la facture de chauffage, conclut que le gaz propane et le fioul représentent les énergies les plus chères, devant l’électricité, le gaz naturel, et le bois. Les pompes à chaleur et les systèmes solaires combinés sont les plus économes à l’usage mais nécessitent un investissement important, plus rentable lorsque les besoins en chauffage sont élevés.

 

Emissions: peu de CO2 mais des particules fines

L’avis de l’Ademe compare enfin les systèmes de chauffage selon leurs émissions de CO2. Sans surprise, plus la part d’ENR augmente et plus ces émissions diminuent. Les PAC et les chaudières à bois sont donc les moins émissives. Le gaz naturel affiche en revanche 234 grammes  de CO2 par kilowattheure, le gaz propane 274 g/kWh, le fioul 300 g/kWh, l’électricité entre 210 et 600 g/kWh selon la période. Contre 33 à 42 g/kWh seulement pour le bois!

 

Un bémol toutefois: ce résultat ne comptabilise que les émissions de CO2 liées au fonctionnement de l’appareil, laissant de côté les émissions liées à la fabrication ou la fin de vie de l’équipement.

 

Mais la prise en compte des polluants atmosphériques nuance ces résultats. Les appareils au bois représentent en effet 30% des émissions nationales de particules fines PM10 en France, alors que Paris est visé par un contentieux européen pour sa piètre qualité de l’air. Le chauffage individuel est aussi à l’origine de 6,5% des émissions nationales d’oxydes d’azote, dont la moitié sont issues des chaudières au gaz naturel.

 



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