Les sucres ajoutés en léger recul aux Etats-Unis

Le 05 février 2014 par Romain Loury
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Facteur de risque cardiovasculaire, la consommation de sucres ajoutés a baissé aux Etats-Unis.
Facteur de risque cardiovasculaire, la consommation de sucres ajoutés a baissé aux Etats-Unis.
DR

Facteur de risque cardiovasculaire, la consommation de sucres ajoutés a baissé aux Etats-Unis au cours de la décennie 2000, mais demeure trop élevée, selon une grande étude publiée par la revue Jama Internal Medicine.

Contrairement à l’idée encore très répandue, les sucres ajoutés, dont ceux présents dans les boissons sucrées et sucreries en tout genre, ne sont pas responsables que d’obésité et de caries dentaires. Ils constituent un facteur de diabète, de maladies cardiovasculaires et d’autres maladies chroniques, et ce de manière indépendante du surpoids qu’ils engendrent.

Bien que leurs effets néfastes soient désormais bien établis, les diverses recommandations nutritionnelles divergent largement quant au seuil de sécurité. Si pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il est préférable de ne pas dépasser 10% des apports caloriques, l’Institute of Medicine américain monte jusqu’à 25%! A l’inverse, l’American Heart Association (AHA) fixe ses seuils quotidiens à 25 grammes chez la femme et 38 g chez l’homme, soit 5% et 7,5% d’un régime de 2.000 kilocalories par jour.

Le bon chiffre: 10%

Selon l’étude publiée par une équipe d’épidémiologistes des centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) à Atlanta (Géorgie), la limite se situerait autour de 10%. Menée sur la cohorte Nhanes (National Health and Nutrition Examination Survey), qui regroupe plus de 32.000 participants, elle révèle que les personnes dont le régime quotidien compte de 10% à 25% de sucres ajoutés (en apport calorique) ont 30% plus de risque de décéder d’une maladie cardiovasculaire. Au-delà de 25%, ce risque s’envole, avec une hausse de 175%!

Constat plutôt rassurant, les Américains consomment certes trop de sucres ajoutés, mais plutôt moins depuis une dizaine d’années. En moyenne, leur apport quotidien en sucres ajoutés est passé de 15,7% sur la période 1988-1994 à 16,8% sur 1999-2004, avant de redescendre à 14,9% en 2005-2010. Ils restent tout de même près de trois quarts (71,4%) à dépasser les 10% conseillés par l’OMS.

Pour l’instant, difficile de dire si ce fragile déclin est à l’origine des chiffres encourageants observés sur l’obésité, qui tend à stagner depuis le milieu des années 2000, voire à décroître chez les enfants (voir le JDSA). De même pour les maladies cardiovasculaires, dont des chiffres de l’AHA montrent qu’elles sont en léger recul depuis une décennie, en termes d’incidence et de mortalité.



Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus