Les sombres perspectives de BP

Le 18 février 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Pour BP, nous ne sommes pas sur une trajectoire de stabilisation du réchauffement.
Pour BP, nous ne sommes pas sur une trajectoire de stabilisation du réchauffement.
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Après l’agence internationale de l’énergie (AIE), au tour de BP de publier ses perspectives énergétiques annuelles. Comme chaque année à pareille époque, l’énergéticien britannique a rendu public, mardi 17 février, son étude sur l’évolution des consommations d’énergie jusqu’à 2035.

Contrairement à l’AIE ou à l’agence de statistiques du secrétariat américain à l’énergie (l’EIA), BP ne présente pas un scénario mais des tendances que ses experts jugent les plus plausibles.

Sans surprise, la croissance démographique et l’amélioration des conditions font bondir la demande énergétique mondiale dans les 20 prochaines années. D’ici à 2035, il faudra fournir de l’énergie à 1,6 milliard de terriens supplémentaires.

Dans le même temps, le PIB mondial aura plus que doublé. Le revenu médian par habitant étant supposé progresser de 75% en deux décennies. Près de 60% de la croissance économique sera le fait des pays émergents asiatiques.

Logiquement, la demande mondiale d’énergie primaire devrait progresser de 37% entre 2013 et 2035 (soit 1,4%/an); 96% de cette croissance, prévient BP, seront imputables aux pays émergents ou en développement.

Fait véritablement nouveau depuis la révolution industrielle: il n’y aura plus de source d’énergie dominante. Pétrole, gaz et charbon apporteront, chacun, entre 26 et 28% de l’énergie primaire mondiale. La part des renouvelables (hydroélectricité et valorisation de la comprises) flirtera avec les 15% (contre 9% en 2013). Loin devant l’énergie nucléaire, dont la part restera située autour de 5% de l’énergie primaire mondiale.

Même si les experts de BP annoncent une légère décorrélation entre la production de richesse et d’énergie et les émissions de CO2. Ces dernières vont poursuivre leur ascension. «Les émissions carbonées imputables à la consommation d’énergie vont s’accroître de 25% entre 2013 et 2035.» A ce rythme, nous rejetterons 18 milliards de tonnes de CO2 par an de plus que ce que recommande le «scénario 450» de l’AIE, sorte de mode d’emploi mondial de la stabilisation du climat.

Pour éviter pareil dérapage, BP conseille de poursuivre la substitution du charbon par le gaz, de développer les énergies renouvelables et les énergies nucléaires. Et enfin, de doter les centrales thermiques à flammes de systèmes de captage-stockage géologique de CO2.



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