Les socialistes veulent marier le capital, le travail et la nature

Le 29 août 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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François Hollande veut un modèle de croissance plus sain.
François Hollande veut un modèle de croissance plus sain.

L’environnement a été peu abordé lors des universités d’été du PS. Etonnant pour un parti soutenant «la transition environnementale de notre modèle de développement».

 

Le parti socialiste n’en est probablement qu’au début de sa révolution programmatique. Du moins pour ce qui concerne les problématiques environnementales. Car, durant les trois journées de ses universités d’été (qui se sont tenues à La Rochelle du 26 au 28 août), les thématiques chères aux lecteurs du Journal de l’Environnement n’ont été véritablement évoquées que dans trois forums. Modeste au vu de la quarantaine d’ateliers et autres séances plénières qui se sont succédés, trois jours durant, dans la préfecture de Charente-Maritime.
 
Très attendu, le débat sur l’énergie est resté très focalisé sur l’énergie nucléaire. Certes, la catastrophe de Fukushima était dans tous les esprits, mais l’atome ne représente finalement que 40% du bilan énergétique national (106 Mtep/an sur 262).
 
Quid des hydrocarbures moteurs des changements climatiques et du déséquilibre de notre balance des paiements (en 2010, la facture énergétique française s’est élevée à 46 milliards d’euros, +19% par rapport à 2009)?
 
Pas grand-chose. Si ce n’est le rappel, par Laurence Rossignol, la secrétaire nationale à l’environnement, du projet énergétique socialiste: «un nouveau modèle de développement avec, en son cœur, une nécessaire transition énergétique». A l’Allemande, avec un abandon de l’énergie nucléaire, ou à la François Hollande, avec une réduction d’un tiers, en 15 ans, du poids de l’atome dans la production d’électricité? L’histoire ne le dit pas encore.
 
A quelques semaines de la présentation par la Commission de la réforme de la politique agricole commune, les propositions agricoles du PS étaient attendues avec impatience. Les agriculteurs risquent pourtant de rester sur leur faim. Sous la houlette de Germinal Peiro, secrétaire national à la ruralité et à la mer, les ténors socialistes proposent «de refonder notre pacte agricole, promouvoir la relocalisation et ainsi faire le pari de la qualité, de la diversité et de la durabilité de l’agriculture». En un mot, de tout miser sur le «seul modèle performant pour relever les défis du XXIe siècle: l’agroécologie.» Il faudra faire un gros effort en ce domaine. Car, en 2011, l’agriculture biologique s’étend sur seulement 3% de la surface agricole nationale.
 
Une plénière était enfin dédiée à la croissance durable. Et aussi au programme élaboré par l’équipe de François Hollande. En ouverture, Pierre Moscovici (ex-Strauss-kahnien, rallié depuis au député de Corrèze), a défendu le modèle d’une croissance «de long terme», autour de 4 axes: sobriété, fiscalité écologique, investissements industriels mettant le développement durable en son cœur, et nouvelle tarification de l'électricité et du gaz.
 
Chaud partisan de la «social-écologie», le candidat à la candidature socialiste milite pour une «transition environnementale de notre modèle de développement», seule à même, explique l’ancien premier secrétaire du PS, de créer «l’opportunité d’une société plus juste et équitable, d’une Europe plus sûre d’elle-même et d’un modèle de croissance à la fois plus sain et plus riche en emplois.»Il n’y a plus qu’à…


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