Les sept commandements renouvelables de l’UCTE

Le 30 mai 2005 par Enerpresse
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En dépit des difficultés qu’elles leur occasionnent, les gestionnaires de réseau de transports européens ne sont pas opposés au développement des énergies renouvelables, et surtout de l’éolien, appelé à connaître d’importants développements.

Si l'on en croit les dernières prévisions de l'association éolienne européenne (l'EWEA selon les initiales anglaises), le parc d'aérogénérateurs devrait atteindre une capacité de 180.000 mégawatts, en 2020. Soit plus de cinq fois plus qu'en 2004. Or, du fait du caractère aléatoire (et saisonnier) du vent, les éoliennes n'injectent pas du courant durant 8.000 heures par an. Ce qui n'est pas sans conséquence sur la stabilité des réseaux. «La concentration d'énergie éolienne dans le nord de l'Allemagne produit déjà d'importants flux discontinus sur les réseaux de transport du Benelux et d'Europe centrale», note l'Union pour la coordination du transport d'électricité (UCTE, l'association des GRT européens). Pou  conjuguer l'inévitable développement des parcs éoliens (sauf en France, bien sûr!) et la stabilité du transport, l'UCTE vient de rendre publiques sept recommandations.

Sans surprise, le premier de ces commandements est l'accélération des procédures nécessaires à la construction de nouvelles lignes. Plus possibles, en effet, d'attendre la dizaine d'années habituelle pour développer un réseau, quand il ne faut que quelques mois pour mettre en service des moulins à vent. Second commandement : les exploitants de parcs devraient atteindre un taux minimum de stabilité, fixé par les Etats. L'UCTE demande aussi que des capacités traditionnelles soient maintenues en service à proximité des zones ventées afin de pallier un essoufflement d'Eole. Ce qui devrait modifier la hiérarchisation de l'urgence à raccorder de nouvelles capacités renouvelables. L'organisation européenne appelle aussi l'Union européenne à lancer des études sur l'impact futur de l'éolien et les moyens d'en diminuer les impacts négatifs sur les réseaux. Des études qui devront évidemment être suivies par les inévitables programmes européens de recherches et développement. Enfin, l'UCTE préconise l'élaboration d'un vaste planning européen de l'énergie éolienne. Un système de planification qui permettrait d'éviter la surconcentration de turbines dans une région, fut-elle bien ventée.




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