Les sentinelles de la nature géolocalisent les dépôts sauvages

Le 04 octobre 2019 par Stéphanie Senet
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Un dépôt sauvage signalé dans le Maine-et-Loire
Un dépôt sauvage signalé dans le Maine-et-Loire

Développée par France Nature Environnement (FNE), l’application pour smartphones Sentinelles de la nature permet aux promeneurs de signaler un dépôt de déchets sauvages. Et de prévenir aussitôt le maire de la commune.

C’est l’une des trois bonnes idées sélectionnées le 3 octobre, dans le cadre des Assises des déchets à Nantes, parmi une quarantaine de dossiers. Lauréate dans la catégorie «rupture technologique et digitalisation», l’application pour smartphones Sentinelles de la nature s’attaque à l’essor des dépôts de déchets sauvages en France. Si leur étendue est impossible à évaluer, l’Ademe estime qu’il y aurait au moins 21 kilogrammes de tels dépôts par habitant, chaque année, dont un tiers dans la nature.

 

Action-réaction

Une fois connecté à l’application, tout promeneur détectant un site pollué le prend en photo. Le dépôt est aussitôt géolocalisé et signalé à FNE, qui l’évalue et répond à l’usager. La «sentinelle de la nature» est invitée à envoyer en un clic un courrier-type au maire de la commune, qui détient le pouvoir de police sur les dépôts sauvages[1]. Plus vite le problème sera traité et moins nombreuses seront les occasions de voir ce dépôt grossir au fil des semaines à venir.

 

Cartographie des atteintes à l’environnement

Egalement disponible sur internet, ce projet national initié par la Frapna[2] en Rhône-Alpes permet plus largement de cartographier toute atteinte avérée ou potentielle à l’environnement ainsi que les initiatives positives, comme une opération de nettoyage de plage. Depuis mai 2018, 1.540 signalements ont été effectués et 764 citoyens se sont déclarés comme «sentinelles».

 

Un futur désirable

«Avec cet outil, le temps est venu pour les femmes et les hommes de bonne volonté de se prendre en main et de construire ensemble une vigie collective et citoyenne au service d’un avenir désirable», explique Arnaud Schwartz, pilote du projet à FNE.

 


 

 

 

 

 

 

 



[1] C’est le préfet lorsque le dépôt est situé sur une installation classée pour la protection de l’environnement

[2] Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature

 



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